La justice en Algérie juge les hommes libres et honore les chiens des généraux

La justice en Algérie juge les hommes libres et honore les chiens des généraux

Dans le pays des esclaves des généraux, la justice ne fait aucune distinction entre l’oppresseur, incarné par le général, et l’opprimé, le pauvre zawali. Au contraire, elle s’est dotée de loupes grossissantes pour évaluer le bruit généré par les laudateurs des généraux, leur impact sur la société et leur capacité à applaudir et à glorifier Tebboune l’efféminé et ses sbires. Bienvenue donc au pays du droit et de la loi, où les couloirs des tribunaux se sont transformés, par un coup de baguette magique, de gardiens des droits des citoyens en salons de coiffure et d’esthétique destinés à maquiller la corruption des généraux. Nous y trouvons un système judiciaire qui taille et coud les lois sur mesure pour les généraux grabataires.

Dans notre système judiciaire exemplaire, les textes juridiques et légaux sont devenus plus malléables que de la pâte entre les mains d’un boulanger. Si vous voulez savoir ce qui est licite ou illicite, nul besoin de chercher dans les textes de jurisprudence ou dans la Constitution. Il vous suffit de jeter un coup d’œil à la Constitution de la République promulguée par les militaires depuis des années. Chez nous, la catégorie des flagorneurs et des crieurs publics à la solde du chien Tebboune et de sa bande bénéficie de textes législatifs uniques en leur genre, baptisés la loi de la gratitude et du remerciement. Ceux-là profitent de récompenses généreuses, d’argent coulant à flots et de facilités qui leur permettent de partager les richesses du pays, car leurs cris de louanges suffisent à blanchir n’importe quelle infraction d’Ami Tebboune et à transformer les péchés de la bande en vertus nationales dignes d’honneurs et d’applaudissements.

Quant à la catégorie des opposants et des révolutionnaires, c’est pour eux que l’on ouvre les tiroirs des législations sombres. Ainsi, la faim devient un article de loi obligatoire pour chaque citoyen, et la pauvreté une peine incontournable en temps d’austérité. Les centres de détention secrets sont quant à eux les refuges officiels des opposants honorables. La générosité de cette justice corrompue ne s’arrête pas à l’opposant et au zawali en colère. Elle s’étend pour englober leurs familles, leurs amis, et quiconque leur a adressé un bonjour matinal ou a cliqué sur le bouton j’aime sur les réseaux sociaux. Tout cela s’inscrit dans une application surréaliste et innovante du principe de la punition collective joyeuse infligée à tous les habitants des wilayas réprouvées, à l’image de la Kabylie, qu’ils ont brûlée dans un immense barbecue orchestré par les généraux. Chez nous, la justice n’est plus un pouvoir indépendant, mais un appareil cosmétique qui légitime les désirs pervers des généraux. Si la bande veut s’emparer de quelque chose, un article de loi est rédigé à la hâte, parfumé à la sauce de l’intérêt suprême de l’Algérie. Et si la voix d’un affamé opprimé la dérange, des accusations prêtes à l’emploi lui sont immédiatement adressées sous le motif d’atteinte aux symboles de la République et de haute trahison.

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