CAN 2027 : Algérie, un nul inquiétant au Burundi, Ali Bencheikh dénonce le manque de leadership et l’anarchie tactique

CAN 2027 : Algérie, un nul inquiétant au Burundi, Ali Bencheikh dénonce le manque de leadership et l’anarchie tactique

La deuxième journée des qualifications pour la CAN 2027 a réservé son lot de surprises mardi soir. Le nul concédé par l’Algérie face au Burundi (2-2) a surtout laissé une impression d’impuissance chez les Verts. Loin d’afficher la maîtrise attendue, l’équipe nationale a livré une prestation marquée par les errements défensifs, les espaces laissés à l’adversaire et une organisation collective qui a souvent manqué de cohérence.

Un constat particulièrement sévère dressé par Ali Bencheikh. L’ancien international algérien n’a pas épargné les Verts au lendemain de cette sortie décevante, pointant notamment l’absence de leadership et les lacunes dans l’organisation du jeu. À ses yeux, l’équipe donne parfois l’impression d’évoluer sans véritable cadre collectif, avec des initiatives individuelles qui ne s’inscrivent pas dans un équilibre d’ensemble.

Pour Bencheikh, les difficultés actuelles ne peuvent plus être réduites à quelques erreurs isolées. « L’Algérie n’est pas une équipe forte. Nous ne sommes pas bien en ce moment, il faut le reconnaître. Nous sommes dans une phase de transition », a-t-il déclaré sur le plateau d’El Heddaf TV. Un constat qui traduit, selon son analyse, l’écart entre le potentiel de la sélection et ce qu’elle montre actuellement sur le terrain.

Le diagnostic devient encore plus sévère lorsqu’il aborde l’organisation du jeu. « Les trois compartiments ne sont pas bons. À mon avis, on joue avec un peu d’anarchie, l’équipe n’est pas bien organisée », a-t-il asséné. Une équipe coupée en plusieurs blocs, un milieu trop peu impliqué dans la construction et une animation offensive reposant largement sur les initiatives individuelles : Bencheikh voit dans ces lacunes les signes d’un problème collectif plus profond.

Dans ce dispositif brouillé, Ibrahim Maza fait partie des rares joueurs à avoir tenté de provoquer. Bencheikh a notamment relevé sa volonté d’« aller de l’avant et dribbler », tout en lui reprochant certains excès d’individualisme. Le jeune milieu offensif cherche à créer du danger, mais ses initiatives ne suffisent pas à compenser le manque de fluidité d’une équipe qui peine à enchaîner les mouvements collectifs.

La défense a également cristallisé les critiques. Les Burundais ont régulièrement trouvé des espaces dans le dispositif algérien, profitant d’un manque de coordination entre les lignes. Une action en particulier a retenu l’attention de Bencheikh : un attaquant burundais s’est retrouvé poursuivi par quatre joueurs algériens, alors qu’un espace restait complètement ouvert à proximité.

« Pourquoi y aller à quatre ? C’est de la désorganisation », a dénoncé l’ancien international. Pour lui, cette séquence ne relève pas d’une simple erreur de concentration, mais révèle un manque de repères collectifs et de communication entre les joueurs.

Le rôle de Ramy Bensebaïni, nouveau capitaine des Verts, a également été directement évoqué. Bencheikh estime que le défenseur traverse une période compliquée et ne parvient pas suffisamment à imposer son autorité. « Bensebaïni, depuis un bon moment, n’est pas bien », a-t-il déclaré, allant jusqu’à envisager qu’il puisse être laissé sur le banc s’il ne retrouve pas rapidement son meilleur niveau.

« Il a peut-être besoin de se reposer un peu et de laisser sa place à un nouveau joueur », a ajouté l’ancien joueur du MC Alger. Une sortie qui prend une résonance particulière depuis que Bensebaïni porte le brassard et doit, à ce titre, constituer l’un des principaux relais du sélectionneur sur le terrain.

Pour Bencheikh, c’est précisément l’un des problèmes observés face au Burundi. Lorsque le collectif se désorganise, le capitaine doit intervenir, replacer ses partenaires et calmer les situations. « Bensebaïni doit parler, c’est le capitaine », a-t-il insisté. Or, aux yeux de l’ancien international, cette autorité n’a pas été suffisamment visible mardi soir.

Au terme de cette rencontre, le constat dressé par Bencheikh est donc particulièrement sévère. Au-delà des deux buts encaissés, l’Algérie a montré des failles dans les différents zones : une défense en difficulté, un milieu trop effacé et une animation offensive irrégulière. Le nul face au Burundi remet ainsi en évidence les difficultés des Verts à trouver un équilibre collectif et à imposer leur rythme lorsque le match leur échappe.

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