Le Hezbollah dément tout lien avec une cellule arrêtée par les autorités syriennes

Le Hezbollah dément tout lien avec une cellule arrêtée par les autorités syriennes

BEYROUTH — Le Hezbollah a catégoriquement démenti mercredi tout lien avec une cellule arrêtée par les autorités syriennes dans le sud du pays, après que Damas l’a accusée d’être affiliée au mouvement libanais.

Dans un communiqué publié par son bureau de presse, le Hezbollah a affirmé n’avoir « aucune relation ou aucun lien » avec cette cellule présumée. Le mouvement a également assuré qu’il n’avait « aucune présence sur le territoire syrien » et qu’il n’y menait « aucune activité sécuritaire ou militaire ».

Mardi, les autorités syriennes avaient annoncé que leurs services de renseignement et leurs forces de sécurité avaient « déjoué un complot de sabotage dans le bassin du Yarmouk », dans la province de Daraa, et arrêté trois personnes présentées comme membres d’une cellule affiliée au Hezbollah.

Selon les autorités syriennes, cette cellule aurait tenté de préparer « des plateformes de lancement de fusées » destinées à mener des attaques visant à déstabiliser la sécurité et la stabilité du pays. Damas n’a toutefois pas précisé les cibles qui auraient été visées.

Le bassin du Yarmouk, dans le sud de la Syrie, se trouve à proximité du plateau du Golan syrien occupé par Israël et de la frontière avec la Jordanie. La région a déjà été concernée par des incursions et des bombardements israéliens rapportés par les médias d’État syriens.

Le démenti du Hezbollah intervient alors que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait déclaré mardi disposer d’« indices » selon lesquels des adversaires d’Israël pourraient tenter de mener une attaque avant les élections prévues fin octobre.

Les nouvelles autorités syriennes, qui ont renversé Bachar al-Assad en 2024, sont hostiles au Hezbollah, qui avait combattu aux côtés des forces de l’ancien président syrien durant la guerre civile. Damas a déjà annoncé le démantèlement de plusieurs cellules qu’il présentait comme liées au mouvement libanais, des accusations que ce dernier a systématiquement rejetées.

Dans son communiqué, le Hezbollah a accusé Israël de chercher à perturber les relations entre la Syrie et le Liban. Le mouvement a appelé les autorités syriennes à « identifier le véritable bénéficiaire de l’escalade des tensions entre les deux pays », en désignant Israël.

Malgré les tensions entre Damas et le mouvement libanais, des signes d’ouverture ont été exprimés ces derniers mois. En août, le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, avait déclaré ne pas avoir d’objection à rencontrer publiquement les dirigeants syriens. En juin, le président syrien Ahmed al-Charaa avait également laissé ouverte la possibilité d’un dialogue avec le Hezbollah si celui-ci servait les intérêts du Liban et préservait ceux de la Syrie.

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