Épidémie de peste en Russie : Trump se dit prêt à « aider » Moscou
Le président américain Donald Trump a déclaré lundi que les États-Unis suivaient « de très près » la situation sanitaire en Russie, après le signalement d’un cas suspect de peste dans la région d’Irkoutsk. Washington se dit prêt à apporter son aide à Moscou alors que les autorités russes ont renforcé les mesures de surveillance et de quarantaine autour de plusieurs personnes ayant été en contact avec une chercheuse décédée.
« Nous prenons la question très au sérieux, nous venons d’en entendre parler », a déclaré Donald Trump à des journalistes, interrogé sur les mesures que Washington pourrait prendre face au risque de peste pulmonaire signalé en Russie. « Nous les aiderons, nous les aiderons autant que possible », a-t-il ajouté.
L’inquiétude est liée au décès de Daria Shipilova, une chercheuse de 28 ans travaillant dans un institut spécialisé dans la prévention et l’étude de la peste, dans la région d’Irkoutsk. Selon des informations rapportées par des médias russes, la jeune femme aurait accidentellement cassé, le 25 septembre, un tube à essai contenant un agent pathogène de la peste pulmonaire alors qu’elle travaillait dans le laboratoire.
Quelques jours plus tard, le 29 septembre, elle a été hospitalisée dans un état grave avec des symptômes de pneumonie. Elle est décédée dans la nuit du 1er au 2 octobre.
Le lien entre son décès et une éventuelle contamination par la peste n’est toutefois pas établi à ce stade. Les autorités sanitaires russes ont évoqué une « pneumonie d’origine inconnue » et affirmé que les analyses réalisées n’avaient pas permis d’identifier de micro-organisme lié à son activité professionnelle. Elles ont également assuré que la situation épidémiologique dans la région restait stable.
Malgré l’absence de confirmation officielle, les autorités russes ont pris des mesures préventives. Plusieurs établissements médicaux de la région ont été placés en quarantaine et près de 200 personnes ayant été en contact avec la chercheuse ont été placées sous surveillance médicale.
Le gouverneur de la région d’Irkoutsk, Igor Kobzev, a indiqué qu’aucune des personnes surveillées ne présentait de symptômes et que les tests effectués jusqu’à présent étaient négatifs.
La situation est également suivie à Washington. Dès dimanche, un responsable de l’administration Trump avait indiqué que la Maison-Blanche surveillait de près le cas suspect ainsi que les mesures de quarantaine prises par les autorités russes. Selon ce responsable, cité par Axios, le gouvernement américain est « au courant de la situation, surveille l’épidémie et évalue différentes options ».
La déclaration de Donald Trump intervient donc alors qu’aucune épidémie de peste n’a été officiellement confirmée en Russie. Elle traduit néanmoins l’attention portée par les autorités américaines à un incident impliquant un agent pathogène particulièrement dangereux.
La peste est une maladie bactérienne provoquée par Yersinia pestis. Sa forme pulmonaire peut être particulièrement grave et se transmettre par voie respiratoire. Selon les autorités sanitaires américaines, la maladie peut toutefois être traitée efficacement par des antibiotiques lorsqu’elle est diagnostiquée et prise en charge rapidement.
