Hadj 2026 : Les autorités médicales algériennes appellent à une déclaration transparente des maladies pour éviter l’exclusion des pèlerins
Le chef de la délégation médicale de la Mission algérienne pour le Hadj 1447H-2026, le Dr Mahmoud Dahmane, a insisté avec force sur l’impératif obligation pour chaque candidat au pèlerinage de déclarer fidèlement son état de santé réel et de s’assurer qu’il n’est atteint d’aucune des pathologies figurant sur la liste noire fixée par les nouvelles exigences sanitaires du ministère saoudien du Hadj et de la Omra.
Lors d’une journée de sensibilisation organisée par l’Office national du pèlerinage et de la Omra (ONPO) à l’établissement hospitalier Sidi M’hamed Bouchenafa, dans la commune de Mohamed Belouizdad à Alger, le responsable médical a lancé un appel solennel à l’ensemble des pèlerins potentiels : se soumettre sans délai aux examens médicaux et révéler toute affection physique ou mentale en se présentant devant les commissions médicales déployées dans les centres de santé des 58 wilayas du pays.
À cette même occasion, le Dr Dahmane a apporté des précisions cruciales sur les vaccins obligatoires, soulignant notamment que le vaccin contre la méningite est désormais exigé pour cette saison, sauf pour ceux qui ont accompli la Omra au cours des cinq dernières années.
Il a par ailleurs rappelé que le certificat de vaccination contre la Covid-19 reste une condition incontournable imposée par les autorités saoudiennes pour les hadjis âgés de plus de 65 ans.
Parmi les maladies dont la déclaration est absolument requise cette année figurent : l’insuffisance rénale nécessitant la dialyse, l’insuffisance cardiaque avancée, les maladies pulmonaires chroniques requérant une oxygénothérapie continue, la cirrhose hépatique à un stade avancé, ainsi que les pathologies neurologiques ou psychiatriques graves.
S’y ajoutent la sénilité accompagnée de démence, la grossesse au dernier trimestre ou les grossesses à haut risque, les maladies infectieuses en phase active, le cancer en évolution ou les patients sous traitements intensifs.
Le médecin conclut avec gravité : toute dissimulation d’une de ces pathologies expose son auteur à l’exclusion pure et simple de l’accomplissement des rites du Hadj, une sanction sans appel visant à protéger la santé de l’ensemble des pèlerins et à respecter scrupuleusement les directives du Royaume.
