Les prix mondiaux du pétrole en baisse sous l’effet d’un apaisement des tensions autour du détroit d’Ormuz
Les prix du pétrole ont reculé en début de séance jeudi, les marchés réagissant aux signes d’un possible apaisement des tensions entre les États-Unis et l’Iran. Malgré des risques persistants sur l’approvisionnement, le sentiment des investisseurs s’est légèrement amélioré, porté par l’espoir de progrès diplomatiques susceptibles de stabiliser les flux de brut dans la région.
Le baril de Brent a cédé 0,5 % pour s’établir à 94,49 dollars, tandis que le West Texas Intermediate (WTI) américain reculait de 0,8 % à 90,59 dollars. Toutefois, en cours de séance, le WTI se redressait à 91,47 dollars (+0,20 %) et le Brent à 95,04 dollars (+0,15 %), illustrant une forte volatilité intrajournalière.
L’optimisme lié à une éventuelle percée diplomatique a pesé sur les cours. Les marchés anticipent la possibilité d’un accord entre Washington et Téhéran visant à désamorcer les tensions actuelles. Certaines informations évoquent notamment un scénario dans lequel l’Iran autoriserait le passage des navires via le corridor omanais du détroit d’Ormuz, en cas d’entente.
Une telle évolution pourrait atténuer les perturbations affectant cette artère stratégique, par laquelle transitent près de 20 % des flux mondiaux de pétrole et de gaz naturel liquéfié. Néanmoins, les analystes restent prudents : les précédentes tentatives de négociation entre les deux pays se sont souvent soldées par des échecs, malgré des phases initiales d’optimisme.
Les inquiétudes liées à l’approvisionnement mondial demeurent ainsi bien présentes. Les restrictions imposées par l’Iran sur le trafic maritime dans le détroit ont déjà pesé sur les exportations, alimentant les tensions sur les marchés énergétiques. Par ailleurs, les États-Unis ont renforcé la pression en maintenant des mesures strictes contre les exportations iraniennes, notamment en ne renouvelant pas certaines dérogations permettant des achats limités de pétrole sous régime de sanctions.
Sur le plan diplomatique, des discussions restent envisagées dans les prochains jours. Des responsables militaires américains auraient engagé des échanges avec différentes parties afin d’éviter une nouvelle escalade dans la région.
En parallèle, les données fondamentales apportent un soutien relatif aux prix. Selon l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA), les stocks de brut ont diminué de 913 000 barils, pour s’établir à 463,8 millions de barils, alors qu’une hausse de 154 000 barils était attendue. Ce recul inattendu reflète une demande toujours soutenue et limite la baisse des cours.
