L’Algérie entre armement frénétique et détresse sociale : le paradoxe d’un régime sourd à son peuple
Alors que les files d’attente du « Zawali » (le pauvre) s’étirent sous un soleil de plomb pour les nécessités de base, et que des quartiers entiers sombrent dans la marginalisation et le dénuement, les chiffres du budget militaire révèlent un gouffre économique et politique insupportable. C’est le paradoxe d’un État riche et d’un peuple affamé, où des milliards sont dilapidés dans des contrats d’armement insensés pendant que le citoyen s’enlise dans la misère.
Le dépassement du seuil des 30 milliards d’euros pour le budget de l’armement n’est pas qu’un simple chiffre comptable ; c’est une décision politique reflétant les priorités d’un régime qui voit sa survie dans le fer et le feu, et utilise la famine pour distraire les masses. Comment un État dirigé par un pantin comme l’efféminé Tebboune peut-il s’enorgueillir d’être le premier d’Afrique en termes d’armement tout en occupant les derniers rangs dans les indices de développement, d’éducation et de santé ? Cette course effrénée, qui nous place au deuxième rang du monde arabe derrière les grandes puissances pétrolières, ne nourrit personne. Le citoyen qui manque d’eau potable ou d’un toit décent se moque des chars russes ou des avions chinois tant qu’ils ne garantissent ni son pain ni sa dignité.
Plus exaspérant encore est la nature de cet armement : des milliards sont gâchés dans des équipements souvent qualifiés de ferraille techniquement dépassée, ou dans des armes imposées par des alliances politiques avec des puissances ne cherchant que leurs intérêts étroits. C’est l’argent d’un peuple lésé qui se consume dans le brasier d’une course aux armements illusoire, remplissant les caisses des fabricants d’armes chez les alliés du mal, au lieu d’être investi dans des hôpitaux universitaires, des infrastructures délabrées ou la création d’emplois pour une jeunesse qui voit dans les « barques de la mort » l’unique issue pour fuir l’État-caserne.
Ne serait-il pas plus juste que ces 30 milliards d’euros servent à extirper des millions de personnes de la précarité et de la pauvreté ? Persister dans une politique d’armement pour une hégémonie fictive au détriment de l’investissement humain est un choix suicidaire. Aujourd’hui, la puissance des États ne se mesure pas au nombre de missiles, mais au bien-être des citoyens et à la force de l’économie. Rester dans ce cycle de honte où le régime se nourrit de slogans de souveraineté pendant que le peuple se nourrit de restes est une réalité qu’aucun arsenal, aussi vaste soit-il, ne pourra masquer. Il est temps que cesse l’hémorragie de ces milliards dans des transactions suspectes et que les richesses du pays reviennent à ceux qui les méritent vraiment.
