La diplomatie de la prosternation et de la soumission pratiquée par les généraux avec la France ne séduit plus les habitants du Palais de l’Élysée
Dans le monde de la politique et de la bêtise des généraux, il existe une règle d’or qui dit : si vous voulez acheter les bonnes grâces de Paris, ouvrez-lui les robinets du gaz et déroulez le tapis rouge pour accueillir les bannis et les indésirables de France. Il semble que les sages du Palais d’El Mouradia aient appris cette leçon par cœur, et se sont même surpassés en offrant de grandes promotions, avec ou sans occasion. Mais, comme le dit le dicton : les vents de Paris soufflent dans une direction que les navires des généraux ne souhaitent pas.
Imaginez la scène avec moi, cher citoyen lésé : le pétrole et le gaz qui affluent vers les villes françaises à des prix quasi symboliques, plus proches du cadeau ; et les migrants irréguliers qui montent dans des avions pour retourner chez eux d’un simple claquement de doigts, sans conditions ni délai. Sans parler des gages de loyauté qui garantissent le maintien des résidences dorées et des nationalités françaises pour les fils, filles et gendres de la bande des généraux, à l’abri de toute poursuite ou expulsion du territoire français. Toute cette générosité, issue des richesses du peuple misérable, avait un objectif unique et précis : clore les dossiers sensibles et dissimuler autant que possible les scandales diplomatiques. Et voilà qu’aujourd’hui, la nouvelle certaine de l’Agence France-Presse (AFP) vient gifler à mort cet optimisme et cette avidité. Car la justice française, avec tout le sang-froid européen, a catégoriquement refusé la libération provisoire de l’employé consulaire impliqué dans l’affaire de la tentative d’enlèvement de l’opposant Amir DZ. Le tribunal français a prononcé son dernier mot : l’employé suspecté reste en détention jusqu’au jour du procès.
Ni les barils de pétrole ni les concessions souveraines n’ont intercédé en faveur de l’employé consulaire. Et le juge d’instruction français ne s’est pas soucié de savoir si le gaz algérien leur parvenait à un prix symbolique ou même gratuitement. Puisqu’il semble que les généraux du Palais d’El Mouradia aient oublié que la diplomatie de la mallette et la pression par la richesse réussissent dans les coulisses politiques avec les pays des jungles africaines et les pays des marécages d’Amérique latine, mais elle se brise toujours sur le roc de la séparation des pouvoirs européen et américain, surtout lorsqu’il s’agit d’une affaire criminelle sur le sol français européen.
Et le résultat : la France a obtenu du gaz à bas prix, a garanti l’expulsion de qui elle voulait parmi les voyous, et a maintenu l’employé de l’enlèvement derrière les barreaux pour chanter au tribunal les mélodies raï qu’il voudra. Car la bande du mal a offert toutes les concessions et a vendu les richesses du peuple lésé aux prix les plus bas, et leurs visages sont restés exposés devant les tribunaux internationaux sous des accusations d’enlèvement et de piraterie. Et en fin de compte, la réalité prouve une fois de plus que la bande du mal est prête à vendre tous les citoyens résidant dans le pays et ceux qui en ont émigré, uniquement pour protéger ses intérêts étroits et le bonheur de ses jeunes rejetons. Mais le problème cette fois est qu’elle a commercé avec la partie la plus forte, celle qui prend la marchandise d’une main… puis jette le vendeur en prison de l’autre.
