Le comble de la diversion des généraux pour le peuple algérien : l’athéisme

Le comble de la diversion des généraux pour le peuple algérien : l’athéisme

Il semblerait que les génies des chambres de fabrication de la diversion et d’exécution des complots malveillants, au sein des pièces secrètes des services de renseignement d’Abbla, contre le Zouali opprimé, aient épuisé leurs ruses traditionnelles. Après avoir usé jusqu’à la corde les disques du complot universel et des mains étrangères qui s’ingèrent dans les prix des lentilles et des pommes de terre, dans la pureté de l’eau et dans les résultats des matchs de la ligue locale, ils ont soudainement décidé d’élever le niveau de discussion et de transporter le citoyen des files d’attente pour le lait vers les files d’attente de l’illumination, pour aboutir à l’athéisme.

Soudain, par la puissance d’un mécène inconnu ! Du jour au lendemain, le simple citoyen s’est réveillé pour trouver son téléphone grouillant de pages sponsorisées, dégoulinantes de modernité et débordantes de pensée critique et éclairée, dirigée contre tout ce qui est religieux islamique. Le problème n’est plus l’infrastructure, ni les politiques économiques, ni les généraux. Non, mesdames et messieurs, le vrai problème se trouve au septième siècle de notre ère ! Le plan est ingénieux : comment faire oublier au jeune Algérien sa dure réalité et son ambition de fuir ? Très simple : on lui ouvre un débat audacieux sur les détails de la conquête musulmane du Maghreb et on le persuade que la raison de la dépréciation actuelle du dinar est un désaccord jurisprudentiel vieux de 1400 ans. La bande lie directement la remise en question du message prophétique à la nostalgie de l’homme blanc. Et parce que la dose de diversion exige de la diversification, cette tendance soudaine et bienveillante envers l’héritage colonial français « rayonnant » a fait son apparition, avec des pages qui pleurent les jours où les bâtiments de la capitale étaient de style parisien et de forme européenne, oubliant complètement que nos ancêtres marchaient à peine sur les trottoirs, près de ces mêmes bâtiments, avec honte et peur. C’est une tentative désespérée d’ancrer l’idée que la vraie libération consiste à se débarrasser de l’identité islamique et à revenir dans le giron du colonisateur, intellectuellement, culturellement et peut-être même géographiquement si le visa est disponible. En effet, rien n’occupe davantage l’opinion publique que la connaissance de sa véritable identité, de la religion à laquelle l’Algérie appartient et de la doctrine que nous suivons. Nous avons perdu la boussole, le chemin et même le compagnon sous la direction des généraux défaillants. Sous le couvert des libertés individuelles, des contenus pornographiques et déviants sont diffusés pour démanteler ce qui reste des valeurs morales chez les jeunes. Le Zouali se retrouve perdu dans des conflits identitaires sexuels absurdes et des croyances religieuses. C’est un jeune homme qui n’osera jamais poser de questions sur son droit à la richesse et aux ressources, ni sur l’intégrité de son vote aux élections. Notre concentration obsessionnelle est focalisée sur nos victoires et nos conquêtes imaginaires avant la conquête musulmane. Oui, nous étions des bandits de grand chemin et des voleurs de caravanes, et tout cela est une justification suffisante pour supporter l’inflation actuelle avec un cœur serein. Une fois on vole, une fois on est volé. C’est réellement une politique de fuite en avant, ou plutôt de fuite vers l’ère pré-chrétienne. Lorsque vous échouez à construire le présent et craignez d’affronter l’avenir, la solution la plus simple est de manipuler l’histoire, l’identité et la croyance. Mais ce que les artisans de ces pages financées par les généraux ignorent, c’est que le jeune homme qui s’empresse de suivre chaque nouveauté, irrité par sa situation passée, pourrait lire ces « insinuations », il pourrait rire sarcastiquement de ce contenu payant, puis éteindre son téléphone pour continuer à ne penser qu’à une seule chose : comment il peut fuir l’Algérie vers n’importe quel autre pays où les militaires ne gouvernent pas…

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