En Algérie : la pauvreté et la faim stimulent le trafic d’organes

En Algérie : la pauvreté et la faim stimulent le trafic d’organes

De nombreuses familles vivent une grande terreur en raison de la recrudescence des démantèlements de réseaux de trafic d’organes en Algérie ces derniers temps. Ces opérations impliquent des intermédiaires disséminés dans les cafés des quartiers populaires, où l’absence de sécurité est notoire, et qui tentent d’attirer les citoyens avec d’importantes sommes d’argent en échange de la vente de leurs organes.

Malgré le gaz, le pétrole, l’or et toutes les richesses souterraines, l’Algérie est considérée comme un terrain fertile pour les intermédiaires du commerce d’organes humains. Cette situation est due à la détérioration économique que connaît le pays, marquée par l’envolée des taux d’inflation, la hausse des prix et la dépréciation du Dinar algérien face au dollar, plongeant ainsi des millions d’Algériens dans la pauvreté et la faim.
C’est pourquoi l’Algérie abrite des marchés d’organes humains, fréquentés ces dernières années par des visiteurs étrangers venus de pays arabes et européens. Récemment, les services de sécurité algériens ont arrêté une organisation criminelle qui ciblait les personnes dans le besoin pour acheter leurs organes humains contre des millions de Dinars algériens, somme qu’ils obtenaient de la famille du patient. Un groupe d’individus avait en effet formé un réseau dans la wilaya de Tindouf, au sud de l’Algérie, attirant des citoyens en quête d’argent et s’accordant avec eux pour finaliser l’achat d’organes, dont l’œil, dont la valeur pourrait atteindre 10 millions de Dinars algériens.
Le hasard a permis de démasquer ce gang lorsqu’un employé de l’hôpital général de la capitale a remarqué une pénurie de certaines solutions médicales utilisées lors des opérations chirurgicales. Il en a informé la direction de l’hôpital, qui, après enquête, a conclu qu’un infirmier était derrière le vol. Les investigations menées auprès de cet infirmier ont révélé l’existence d’un réseau d’assurances sur les organes opérant dans la capitale. L’infirmier a avoué sa participation, avec d’autres, à la destruction d’organes humains assurés auprès d’une compagnie d’assurance sur les organes afin d’obtenir la valeur de l’indemnisation. Quelques jours avant cet incident, les services de sécurité avaient également interpellé un médecin de laboratoire d’analyses médicales qui attirait des victimes parmi les plus démunis et les hébergeait dans des logements, en prélude à l’achat de leurs organes à bas prix, tandis que lui-même percevait une somme colossale après avoir revendu ces organes pour les transplanter dans les corps des personnes riches.

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