Interception d’un passager en flagrant délit de contrebande de 3860 euros vers la Turquie via l’aéroport d’Alger
La police des frontières de l’aéroport Houari Boumédiène a intercepté un passager alors qu’il s’apprêtait à embarquer sur un vol à destination de l’aéroport d’Istanbul en Turquie. Il a été pris en flagrant délit de possession d’une somme importante en devises étrangères, des euros et des lires, qu’il avait dissimulée dans son bagage à main dans l’intention de la faire sortir clandestinement du pays. Ces mêmes services ont procédé à la saisie de ces sommes d’argent, conformément aux procédures en vigueur, notamment par la tenue d’une enquête interne à l’aéroport, avant de présenter le prévenu devant la justice pour y être jugé.
Dans cette affaire, le tribunal correctionnel de Dar El Beïda a, ce dimanche, inculpé le prévenu W. Mohamed Lamine du délit d’infraction à la législation et à la réglementation relatives au mouvement des capitaux de et vers l’étranger, et ce, sur la base des procès-verbaux de la police judiciaire établis à son encontre.
Les procès-verbaux mentionnent que le prévenu était en possession de 3860 euros sans déclaration douanière ni justificatif bancaire, documents pourtant nécessaires pour le transit aéroportuaire. Il a également été trouvé en sa possession 1800 livres turques, que le prévenu avait dissimulées dans son bagage à main.
Lors de son interrogatoire concernant cette infraction, il a affirmé que son intention n’était pas malveillante en détenant ces sommes, car il s’apprêtait à les déclarer auprès du bureau des douanes, mais que les circonstances l’en avaient empêché.
Le prévenu a ajouté qu’il ne possédait aucun justificatif bancaire, et que son arrestation à la porte de l’aéroport l’avait empêché de se présenter devant les douanes pour déclarer la somme objet du délit. Il a souligné, dans le cadre de ses déclarations, que 1000 euros ne lui appartenaient pas mais étaient la propriété de son cousin maternel, et qu’il était sur le point de les lui remettre à l’aéroport.
De son côté, la défense du prévenu a demandé la restitution de 260 euros, arguant que son client détenait un justificatif bancaire pour cette somme. Elle a sollicité du juge une peine allégée, d’autant plus que c’est la première fois qu’il comparaît devant un tribunal.
De son côté, le procureur de la République a requis une peine d’un an de prison ferme et une amende équivalente au double de la somme saisie.
