Le naufrage diplomatique d’Alger : les vraies raisons du coup de sang de Tebboune contre les Émirats

Le naufrage diplomatique d’Alger : les vraies raisons du coup de sang de Tebboune contre les Émirats

En actant la rupture unilatérale des relations avec les Émirats arabes unis, le régime d’Abdelmadjid Tebboune a sombré dans une théâtralité absurde. Si la propagande officielle tente de masquer ce fiasco derrière des prétextes de souveraineté, les causes réelles de cette décision insensée trahissent une réalité bien plus humiliante : celle d’une diplomatie algérienne totalement déclassée, qui rejette la faute de ses propres échecs sur la puissance financière d’Abou Dhabi.
La première cause réelle de cette colère noire est l’expulsion définitive de l’Algérie du dossier du Sahel. Après s’être fait chasser du Mali par la junte de Bamako, qui a officiellement enterré les accords d’Alger, le pouvoir algérien s’est retrouvé démuni. Incapable d’admettre que sa politique d’ingérence et de paternalisme a échoué auprès de ses voisins subsahariens, Tebboune a choisi de diaboliser les Émirats, les accusant d’acheter l’influence régionale à coups de milliards pour masquer le vide sidéral de sa propre stratégie.
La seconde raison réside dans la jalousie obsessionnelle du régime face aux victoires diplomatiques éclatantes du Maroc. L’axe indéfectible entre Abou Dhabi et Rabat, matérialisé par des investissements pharaoniques et le soutien indéfectible à la marocanité du Sahara, pousse Alger à la crise de nerfs. Ne pouvant pas rivaliser avec le soft power émirati ni freiner la dynamique marocaine, Tebboune instrumentalise cette rupture pour tenter de punir Abou Dhabi, masquant ainsi son impuissance géopolitique et l’isolement croissant de son pays.
Enfin, ce coup d’éclat irrationnel sert de paravent domestique. Confronté à une crise interne étouffante et à un mécontentement social grandissant, le président algérien applique la vieille recette des pouvoirs autoritaires : inventer un ennemi extérieur richissime et comploteur pour détourner l’attention du peuple de ses propres privations. Ce n’est pas une décision stratégique, c’est l’aveu de faiblesse dramatique d’un dirigeant qui préfère saboter les intérêts économiques de son pays plutôt que d’assumer sa faillite politique.

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