Pétrole : le baril repasse au-dessus de 100 dollars après avoir chuté sous ce seuil

Pétrole : le baril repasse au-dessus de 100 dollars après avoir chuté sous ce seuil

Les cours du pétrole ont connu une séance particulièrement volatile mercredi. Le Brent est d’abord passé sous les 100 dollars, porté par les espoirs de discussions entre Washington et Téhéran et par la reprise progressive des opérations sur un important oléoduc saoudien. Les prix se sont toutefois redressés en fin de séance, le Brent clôturant à 103,08 dollars et le WTI à 92,16 dollars.

Le marché pétrolier a une nouvelle fois été ballotté entre les espoirs de désescalade au Moyen-Orient et la persistance des tensions géopolitiques. En début de séance, le Brent, référence internationale, évoluait sous la barre symbolique des 100 dollars, atteignant environ 98 dollars, tandis que le West Texas Intermediate (WTI) se négociait autour de 89 dollars.

Cette détente initiale s’expliquait notamment par les déclarations de Donald Trump sur des discussions entre représentants américains et iraniens à New York. Le président américain a qualifié la rencontre de « très bonne » et de « très productive », tout en indiquant qu’un nouveau rendez-vous devait avoir lieu prochainement. Ces déclarations ont alimenté les espoirs d’une issue diplomatique au conflit et contribué à réduire la prime de risque intégrée dans les cours.

Le marché a également réagi à la reprise des opérations sur l’oléoduc Est-Ouest de l’Arabie saoudite. Cette infrastructure permet d’acheminer le brut vers le port de Yanbu, sur la mer Rouge, sans passer par le détroit d’Ormuz. Sa remise en service offre ainsi une voie alternative pour les exportations saoudiennes alors que la circulation dans le détroit reste fortement perturbée.

Le redémarrage intervient après l’arrêt de l’oléoduc à la suite d’attaques de drones le 11 septembre. Selon Reuters, les opérations ont repris à un rythme réduit et le retour à la pleine capacité pourrait prendre plusieurs semaines en raison des dégâts subis par certaines stations de pompage.

Saudi Aramco aurait par ailleurs informé certains raffineurs asiatiques qu’ils pourraient prochainement récupérer du brut au terminal de Yanbu. Les raffineurs européens auraient, eux, été avertis qu’aucun brut saoudien ne serait livré dans le cadre de certains contrats d’octobre. Ces informations montrent que la reprise des flux reste progressive et que les perturbations continuent de peser sur l’organisation des approvisionnements.

Mais l’accalmie observée en début de journée n’a pas résisté aux tensions persistantes. Les déclarations du président iranien Massoud Pezeshkian à l’ONU, affirmant que son pays ne se rendrait pas, ont ravivé les inquiétudes sur l’évolution du conflit et sur les conséquences pour les approvisionnements énergétiques.

À la clôture, le Brent de novembre a finalement gagné 3,86 %, à 103,08 dollars le baril. Le WTI pour le même mois a progressé de 1,81 %, à 92,16 dollars. Le marché a ainsi effacé la baisse enregistrée en début de séance, illustrant l’extrême sensibilité des cours aux annonces diplomatiques et aux informations concernant les flux pétroliers du Golfe.

La séance de mercredi confirme donc que le seuil des 100 dollars reste particulièrement sensible. Les signes de progrès entre Washington et Téhéran ainsi que la reprise des exportations saoudiennes peuvent exercer une pression baissière sur les cours, mais toute aggravation du conflit ou nouvelle perturbation des approvisionnements peut rapidement inverser la tendance.

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