Scandale à l’ambassade de Budapest : Les privilèges de la famille de Lounès Magramane sur le dos du contribuable algérien

Scandale à l’ambassade de Budapest : Les privilèges de la famille de Lounès Magramane sur le dos du contribuable algérien

Pendant que les Algériens subissent de plein fouet l’austérité, la diplomatie algérienne brille par ses passe-droits et sa gestion opaque. De nouvelles révélations sourcées viennent de jeter une lumière crue sur les pratiques en vigueur à l’ambassade d’Algérie en Hongrie. Au cœur de ce nouveau scandale de népotisme : la famille de Lounès Magramane, le tout nouveau directeur de cabinet du président Abdelmadjid Tebboune, propulsé à ce poste clé en remplacement de Boualem Boualem.
Selon des informations concordantes, les deux filles de ce haut commis du régime mènent grand train à Budapest aux frais de la princesse. L’aînée, dont les études de pharmacie ont été intégralement financées par l’argent du contribuable algérien, a tout simplement refusé de regagner le pays une fois son cursus achevé. Plus grave encore, la fin de ses études n’a pas mis un terme aux largesses étatiques : son train de vie et ses dépenses quotidiennes continueraient d’être directement pompés sur le budget de l’ambassade, gracieusement alimenté par le Trésor public via le ministère des Affaires étrangères. Pour couronner le tout, sa sœur cadette a été envoyée en Hongrie pour la rejoindre et bénéficier, elle aussi, du même système de prise en charge occulte.
Cette affaire illustre une nouvelle fois la privatisation des moyens de l’État par les cercles du pouvoir. Les représentations diplomatiques, censées défendre les intérêts de la nation, sont-elles devenues des vaches à lait privées destinées à entretenir la progéniture des oligarques et des dignitaires du régime ? Si ces faits sont confirmés, ils exigent des comptes immédiats sur l’absence totale de contrôle des fonds publics et sur la complicité de la hiérarchie administrative.
L’indécence de ce système de passe-droits se niche jusque dans les moindres détails logistiques. Une berline de marque Mercedes appartenant à la flotte de l’ambassade est ainsi régulièrement réquisitionnée pour les besoins personnels de la fille de Lounès Magramane. Les chauffeurs de la représentation diplomatique, notamment un certain Attila et le chauffeur personnel de l’ambassadeur lui-même, prénommé Áron, sont transformés en employés de maison privés, chargés d’assurer ses navettes et de l’accueillir à l’aéroport de Budapest lors de ses allers-retours avec Alger. Ce détournement flagrant de fonctionnaires et de véhicules d’État, au mépris des lois et de l’éthique, offre un aperçu saisissant de la déliquescence des institutions et du sentiment d’impunité qui règne au sommet de la pyramide.

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