Sous le régime du Président Abdelmadjid Tebboune, le citoyen algérien a vendu son honneur et sa dignité pour vivre

Sous le régime du Président Abdelmadjid Tebboune, le citoyen algérien a vendu son honneur et sa dignité pour vivre

Il n’est pas surprenant, dans notre chère Algérie, que l’étendue géographique de l’imagination déviante de Tebboune et de son entourage s’élargisse au point de faire souffrir les ventres vides des pauvres. Alors que la vérité se tient nue dans la rue d’Alger, les médias officiels payés insistent pour l’habiller des plus beaux tissus de soie et de brocart, de façon à ce que le pays, aux yeux du citoyen, apparaît comme la mariée vierge du Nord‑Afrique. Ces médias ont excellé à fabriquer un monde rose, tissé de mensonges, arrosé d’illusions, afin que le misérable démuni se croit vivant dans l’étroitesse de l’existence, chantant hors du troupeau humain, tandis que le sable, les déchets, les prostituées et les « déviants » infectés par le SIDA et de graves maladies l’entourent, accablé de désespoir à chaque tournant…
Le plus étonnant n’est pas tant la créativité de l’appareil de propagande militaire dans la confection de mensonges que sa capacité miraculeuse à les ancrer dans la conscience de générations entières qui, depuis longtemps, se nourrissent et boivent de ces mensonges au point de ne plus distinguer le mirage du désert de l’eau des rivières. Ainsi, le citoyen, épuisé par la misère et la marginalisation, croit sans la moindre hésitation que la prospère économie des Émirats arabes unis n’est que le fruit d’un flot d’efforts de nos fils et filles brillants et de leurs compétences exceptionnelles, consolidées par le génial régime des généraux, et que les pays européens comme la France et l’Espagne ont été construits sur les épaules de nos émigrés et leurs technologies extraordinaires, comme si l’histoire de l’humanité avait commencé dans nos cabanes de tôle sur les toits d’Alger. Ce peuple croit cela alors qu’il n’a pas goûté le pain depuis des jours, n’a pas senti l’eau sur sa peau depuis des mois, enfermé entre deux murs fissurés et quatre murs qui pleurent de misère et de douleur. Oui, c’est la foi absolue dans l’illusion, la gloire et le « nid algérien » : nous ne sommes pas seulement des contributeurs au développement de la civilisation humaine, nous en sommes les premiers et derniers responsables, et quiconque accomplit une prouesse sur terre, même dans une partie d’échecs éphémère, est à nos yeux un voleur d’idées ou un élève brillant issu de nos écoles avancées. Toutes ces absurdités ne nourrissent aucun affamé, ne couvrent aucun nu. Nous avons ouvert nos maisons à chaque gaz et visiteur jusqu’à ce que nos gènes se mélangent, devenant des « coulées » à l’époque des Turcs et des Français du Maghreb sous domination française, errant comme des bandits à l’époque des Phéniciens, peuple sans identité, sans histoire, et du jour au lendemain nous sommes devenus les maîtres de l’univers et les souverains du progrès. Dès que l’on se tourne pour affronter la dure vérité, elle heurte les ventres vides qui chantent l’hymne national, jurant sur les ventres vides et l’honneur de nos filles combattantes au Qatar et aux Émirats arabes unis. Ainsi, les médias payés continuent de jouer les mélodies du palais d’El-Mouradia sur les ruines d’un peuple misérable, épuisé par la patience, la faim et la soif, jusqu’à ce que la patience elle‑même devienne un fardeau insoutenable. Que les généraux s’en réjouissent avec leurs mythes, et que le démuni s’assied sur le trône de ses illusions, au-dessus du toit de la maison qui menace de s’effondrer…

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