Paris et Ottawa unissent leurs forces face à l’embrasement régional au Moyen-Orient
Au sixième jour d’un conflit régional d’une intensité inédite, déclenché par les frappes américano-israéliennes contre l’Iran, le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, s’est entretenu le 5 mars avec son homologue canadienne, la ministre des Affaires étrangères Anita Anand, afin d’harmoniser leurs réponses à cette crise majeure.
L’Iran a riposté par des salves de missiles et de drones touchant Israël et plusieurs pays du Golfe, tandis que les débordements affectent désormais lourdement le Liban et d’autres États voisins.
Selon un communiqué du Quai d’Orsay, les deux ministres ont fixé deux priorités absolues : assurer la sécurité immédiate de leurs citoyens et plaider pour la protection des civils dans la région, en particulier au Liban, menacé d’un embrasement total.
L’espace aérien est paralysé dans une grande partie de la région (Iran, Israël, Irak, Jordanie, États du Golfe), les infrastructures stratégiques sont quotidiennement touchées, et le chaos aérien complique tout déplacement. Face à cette détérioration extrême, Paris et Ottawa privilégient les départs volontaires via des vols commerciaux sécurisés, des charters coordonnés et des itinéraires terrestres vers des pays stables, plutôt que des opérations militaires d’évacuation à grande échelle.
Environ 400 000 Français et plus de 100 000 Canadiens sont présents dans les zones directement touchées. Paris a lancé des vols charters prioritaires pour les populations vulnérables : personnes âgées, familles avec jeunes enfants, malades ou isolés. Des hotlines 24/7 ont été activées pour répondre aux besoins urgents.
De son côté, Ottawa a sécurisé des places sur des vols commerciaux et organise des charters supplémentaires, tout en explorant des itinéraires terrestres sûrs. Les deux pays insistent sur la coordination étroite avec leurs alliés et sur la préparation individuelle de leurs citoyens face aux risques croissants.
Cette coopération s’inscrit dans un effort plus large : les pays occidentaux, alliés au sein de l’OTAN et du G7, organisent des rapatriements similaires dans un contexte de chaos aérien et de crainte d’extension du conflit. La crise au Moyen-Orient figure parmi les priorités du G7 2026, sous présidence française, avec des réunions prévues pour évaluer les impacts économiques et sécuritaires globaux.
