Trump prépare-t-il une invasion de Cuba ? Alerte maximale à La Havane
Les relations entre Washington et La Havane atteignent un point de non-retour. Samedi 2 mai, le président cubain Miguel Diaz-Canel a dénoncé avec virulence les menaces d’invasion militaire proférées par Donald Trump, qualifiant leur niveau de « dangereux et sans précédent ». Dans un message incendiaire sur X, il a lancé un appel désespéré à la communauté internationale pour contrer cette « dérive extrêmement grave » et éviter un bain de sang.
Pour Diaz-Canel, ce ne sont plus des pressions diplomatiques ou économiques, mais une menace imminente d’« acte criminel aussi radical ». Il somme le monde de se ranger « aux côtés du peuple des États-Unis » – une façon habile de retourner l’opinion – pour stopper l’escalade vers un conflit armé. À 150 km seulement de la Floride, Cuba tremble face à un risque d’intervention fulgurante.
Le leader cubain pointe du doigt l’influence toxique d’une élite d’exilés cubains riches en Floride, qui pousserait Trump vers une revanche sanglante contre La Havane. « Aucun agresseur, aussi puissant soit-il, ne trouverait de reddition à Cuba », martèle-t-il, affichant une fermeté inébranlable malgré la crise économique asphyxiante.
Cette alerte survient après un décret choc de Trump : des sanctions renforcées contre Cuba et ses alliés, dans sa doctrine de « pression maximale ». L’embargo de 1962 s’alourdit d’un blocus pétrolier draconien – un seul pétrolier russe autorisé depuis janvier ! L’île agonise, privée d’énergie, au bord de l’effondrement.
Pire, le discours de Trump en Floride glace les sangs, car il a été prononcé dans un État où réside la plus grande communauté cubaine hors de Cuba. Il a suggéré qu’un porte-avions américain pourrait s’y arrêter « sur le chemin du retour d’Iran », Une allusion à peine voilée à une frappe militaire, qui fait craindre à La Havane une déstabilisation totale, pile au cœur des pénuries et du mécontentement populaire.
En riposte, Cuba passe en mode alerte maximale. Vendredi 1er-Mai, un défilé massif anti-américain s’est tenu devant l’ambassade US à La Havane, avec Raúl Castro (94 ans) et Diaz-Canel en tête. Symbole d’unité nationale, cette mobilisation patriotique vise à souder le peuple face à l’ombre d’une invasion.
