Les États-Unis renforcent leur dispositif militaire au Moyen-Orient avec des F-16 et F-35 face à l’escalade avec l’Iran

Les États-Unis renforcent leur dispositif militaire au Moyen-Orient avec des F-16 et F-35 face à l’escalade avec l’Iran

Washington muscle sa présence militaire au Moyen-Orient. Les États-Unis préparent le déploiement de nouveaux avions de combat F-16 et F-35, ainsi que d’appareils de ravitaillement en vol, alors que les affrontements avec l’Iran s’intensifient et que les craintes d’un conflit régional de grande ampleur se renforcent.

Selon plusieurs médias américains, dont CNN, The Wall Street Journal, The New York Times et The Washington Post, le Pentagone envisage d’envoyer des chasseurs F-16 depuis la base américaine de Spangdahlem, en Allemagne, ainsi que des F-35 stationnés sur la base britannique de RAF Lakenheath, utilisée par les forces américaines. Des avions ravitailleurs doivent également être déployés afin de soutenir d’éventuelles opérations aériennes prolongées.

Ce renforcement intervient alors que les États-Unis poursuivent leurs frappes contre des cibles iraniennes, principalement dans le sud du pays. En réponse, Téhéran affirme avoir visé plusieurs installations et bases utilisées par les forces américaines dans la région.

Selon The New York Times, la décision de renforcer les moyens aériens avait été prise avant la mort de deux soldats américains, tués vendredi lors d’une attaque iranienne contre une base américaine en Jordanie.

Ces nouveaux déploiements sont largement interprétés comme le signe que l’administration américaine se prépare à une éventuelle intensification des opérations militaires contre l’Iran.

Le Washington Post, citant un responsable américain sous couvert d’anonymat, indique que les États-Unis élaborent plusieurs scénarios en cas d’élargissement de la guerre. Cette même source met toutefois en garde contre les limites des capacités militaires américaines, estimant que les stocks de certaines munitions deviennent préoccupants.

« Nous n’en avons pas assez pour maintenir nos opérations en toute sécurité, et je ne pense pas que la Maison Blanche en soit consciente », a déclaré ce responsable au quotidien.

Malgré cette démonstration de force, Washington affirme ne pas abandonner la voie diplomatique. Le secrétaire d’État Marco Rubio a indiqué que la reprise des négociations avec Téhéran restait envisageable.

Selon CNN, Donald Trump a réuni la semaine dernière son équipe de sécurité nationale dans la Situation Room de la Maison Blanche afin d’examiner plusieurs options militaires, parmi lesquelles une opération contre l’île de Kharg, principal terminal d’exportation du pétrole iranien, ainsi que d’éventuelles frappes contre des installations nucléaires iraniennes.

Cette nouvelle montée des tensions intervient alors que le cessez-le-feu conclu à la mi-juin a volé en éclats, les combats ayant repris autour du détroit d’Ormuz, faisant craindre une extension du conflit à l’ensemble de la région.

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