Aoun reçu par Trump à la Maison Blanche : les armes du Hezbollah au cœur d’une rencontre décisive
Le président libanais Joseph Aoun est arrivé à Washington pour une visite officielle qui s’achève ce mardi par une rencontre très attendue avec le président américain Donald Trump à la Maison Blanche. Les discussions porteront principalement sur le dossier sensible des armes du Hezbollah, ainsi que sur la sécurité à la frontière sud du Liban et l’avenir des relations entre Beyrouth et Washington.
Selon Reuters, Joseph Aoun présentera à son homologue américain une vision visant à traiter la question des armes du Hezbollah, tout en évoquant les moyens de renforcer la stabilité dans le sud du Liban. Cette rencontre intervient alors que le Hezbollah continue de rejeter les négociations directes engagées par le gouvernement libanais avec Israël.
D’après la chaîne libanaise Al-Jadeed, trois dossiers majeurs figureront à l’ordre du jour : le retrait des forces israéliennes des territoires libanais encore occupés, le renforcement du soutien américain à l’armée libanaise et le financement de la reconstruction des régions dévastées par les récents affrontements.
Cette visite revêt une portée historique. Il s’agit de la première rencontre officielle entre Joseph Aoun et Donald Trump, mais aussi de la première visite d’un président libanais à la Maison Blanche depuis près de vingt ans. Élu à la présidence en 2025 après avoir dirigé pendant plusieurs années l’armée libanaise, Joseph Aoun entretient des liens étroits avec les États-Unis, qui ont longtemps soutenu les forces armées libanaises.
Le chef de l’État libanais espère obtenir un engagement américain plus ferme en faveur d’un retrait israélien des positions encore occupées au Liban, alors que les conséquences des derniers affrontements continuent d’affecter le sud du pays, où de nombreux habitants restent déplacés et où la situation sécuritaire demeure fragile.
Au-delà des questions sécuritaires, les deux dirigeants devraient également examiner les perspectives des relations libano-américaines, le soutien aux institutions de l’État, en particulier à l’armée, ainsi que les initiatives diplomatiques destinées à empêcher une nouvelle escalade militaire dans une région déjà marquée par de fortes tensions.
