Mort de Daniel Siad en France : l’autopsie ne révèle aucune trace de violence, des analyses complémentaires en cours

Mort de Daniel Siad en France : l’autopsie ne révèle aucune trace de violence, des analyses complémentaires en cours

L’autopsie de Daniel Siad, recruteur de mannequins soupçonné d’avoir servi de rabatteur pour le réseau de Jeffrey Epstein, n’a révélé aucune trace de violences récentes susceptible d’expliquer son décès, a annoncé vendredi le parquet de Nanterre.

Retrouvé mort lundi à son domicile de Colombes (Hauts-de-Seine), l’homme de 69 ans a fait l’objet d’un examen médico-légal qui n’a pas permis d’établir la cause immédiate de sa mort. Les médecins ont toutefois constaté un état de santé fortement altéré ainsi que les séquelles d’un ancien infarctus, pouvant exposer à un risque de mort subite.

Afin de déterminer les circonstances exactes du décès, les autorités ont ordonné des analyses toxicologiques et histologiques. L’enquête ouverte pour rechercher les causes de la mort est toujours en cours.

Daniel Siad faisait l’objet de plusieurs plaintes en France, notamment pour viol et exploitation sexuelle. Ancien recruteur dans le milieu du mannequinat, il était cité dans plus d’un millier de documents des « Epstein Files », les archives déclassifiées liées au réseau de Jeffrey Epstein.

Il contestait l’ensemble des accusations et avait récemment déclaré vouloir être entendu par les enquêteurs afin de présenter sa version des faits.

Si son décès met fin aux poursuites engagées directement contre lui, il ne remet pas en cause l’enquête principale ouverte en février 2026. Celle-ci, confiée à l’Office central pour la répression de la traite des êtres humains (OCRTEH), se poursuit afin d’identifier d’éventuels autres protagonistes impliqués dans ce dossier.

La première plainte contre Daniel Siad avait été déposée en février par l’ancienne mannequin suédoise Ebba P. Karlsson. Elle affirme l’avoir identifié dans les archives d’Epstein et l’accuse de l’avoir violée alors qu’elle était âgée de 20 ans, avant de l’avoir présentée à Gérald Marie, ancien dirigeant de l’agence Elite, qu’elle accuse également de viol.

Ces révélations ont contribué à relancer les investigations françaises sur les ramifications présumées du réseau Epstein dans le monde du mannequinat. Les enquêteurs poursuivent désormais leurs investigations pour établir les responsabilités éventuelles d’autres personnes citées dans cette affaire.

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