L’Iran frappe des bases américaines en Jordanie et au Koweït, Trump prépare une offensive militaire majeure

L’Iran frappe des bases américaines en Jordanie et au Koweït, Trump prépare une offensive militaire majeure

Le spectre d’une guerre régionale totale se rapproche. Après près de deux semaines de frappes aériennes américaines contre des positions iraniennes, le conflit entre Washington et Téhéran a franchi un nouveau seuil avec des attaques directes de l’Iran contre plusieurs installations militaires américaines au Moyen-Orient. Dans le même temps, le président américain Donald Trump affirme être prêt à lancer une offensive militaire d’une ampleur inédite, tandis que les marchés pétroliers et le trafic maritime mondial subissent déjà les conséquences de cette escalade.

Jeudi, le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a annoncé avoir lancé une série de frappes de représailles à l’aide de drones et de missiles contre des bases américaines situées en Jordanie et au Koweït. Selon Téhéran, ces opérations ont permis de détruire un système américain de défense antimissile THAAD déployé en Jordanie et de viser une base exploitée par des drones MQ-9 Reaper au Koweït. Si ces affirmations n’ont pas été confirmées de manière indépendante, elles témoignent de la volonté de l’Iran de porter désormais le combat directement contre les forces américaines dans la région.

Ces frappes interviennent après une nouvelle vague de bombardements américains menée contre le poste-frontière stratégique de Shalamcheh, à la frontière entre l’Iran et l’Irak. Il s’agissait de la douzième nuit consécutive de frappes américaines. Selon les autorités de la province iranienne du Khuzestan, deux personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées. Les explosions ont semé la panique parmi les civils présents sur le site, tandis que les équipes de secours intervenaient pour évacuer les victimes.

Trump menace d’une guerre « plus grande que tout ce qui a été vu »

La tension est montée d’un cran après les déclarations de Donald Trump, qui a affirmé envisager une offensive militaire d’une ampleur sans précédent contre l’Iran.

Dans un entretien accordé à la télévision israélienne Channel 12, le président américain a assuré que toutes les options étaient prêtes et qu’il ne manquait plus que son feu vert.

« J’envisage une attaque majeure, plus importante que toutes celles que nous avons menées jusqu’à présent. Je suis prêt à prendre ma décision. »

Trump a également affirmé qu’Israël pourrait rejoindre l’opération en quelques minutes si Washington le souhaitait, tout en soulignant que les États-Unis disposaient des capacités nécessaires pour agir seuls.

Le président américain a en outre lancé un avertissement direct à Téhéran : toute attaque contre les navires traversant le détroit d’Ormuz entraînerait une riposte visant les infrastructures vitales iraniennes, notamment les ponts, les centrales électriques et d’autres installations stratégiques situées jusqu’au cœur de la capitale.

Parallèlement, les États-Unis ont frappé l’île iranienne de Qeshm, située à l’entrée du détroit d’Ormuz, passage par lequel transite près d’un cinquième du pétrole mondial.

Selon l’agence iranienne Tasnim, un missile américain a touché une zone côtière près de la ville de Suja. Les autorités locales inspectent actuellement les lieux afin d’évaluer les dégâts. Aucun bilan humain n’a été communiqué.

Washington considère Qeshm comme l’un des principaux bastions militaires iraniens dans le Golfe. Les services américains estiment que l’île abrite un vaste réseau souterrain de tunnels, de silos à missiles, de centres de commandement et de bases destinées aux vedettes rapides des Gardiens de la révolution. Sa position stratégique permettrait à l’Iran de menacer directement la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz.

Le conflit ne se limite plus au Golfe. Les rebelles houthis, alliés de Téhéran, ont averti qu’ils empêcheraient les navires se dirigeant vers les ports saoudiens de naviguer en toute sécurité. Cette menace fait craindre une nouvelle perturbation du commerce maritime international après les nombreuses attaques déjà enregistrées en mer Rouge.

Selon le Commandement central américain (CENTCOM), le conflit a déjà coûté la vie à 18 militaires américains, tandis que plusieurs centaines d’autres ont été blessés.

Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a indiqué que les opérations militaires contre l’Iran avaient déjà nécessité 37,5 milliards de dollars de dépenses, illustrant l’ampleur de l’engagement américain dans cette guerre.

Les conséquences économiques commencent également à se faire sentir. Les inquiétudes autour du détroit d’Ormuz ont provoqué une nouvelle flambée des prix du pétrole. Le Brent a dépassé les 92 dollars le baril, tandis que le WTI s’est hissé au-dessus de 85 dollars, alimentant les craintes d’un choc énergétique mondial si le conflit venait à s’étendre davantage.

Alors que les frappes se multiplient, que les bases américaines sont désormais directement visées et que les principales routes maritimes mondiales sont sous pression, le Moyen-Orient se trouve dans l’une des situations les plus dangereuses de ces dernières années. Une décision de Donald Trump d’ordonner une offensive de grande ampleur contre l’Iran pourrait provoquer une escalade militaire aux conséquences incalculables, impliquant non seulement les États-Unis et l’Iran, mais aussi Israël, les monarchies du Golfe et plusieurs acteurs régionaux. Les prochaines heures pourraient ainsi être déterminantes pour l’avenir de la région et pour la stabilité des marchés mondiaux.

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