Présidentielle française : Raphaël Glucksmann entre dans la course et mise sur l’union de la gauche face à Marine Le Pen
Le député européen Raphaël Glucksmann a annoncé dimanche sa candidature à l’élection présidentielle française de 2027, rejoignant une liste déjà bien fournie de prétendants issus de l’extrême droite, du centre et de la gauche.
Invité sur TF1, le chef du parti de centre gauche Place publique a confirmé sa décision : « Oui, je suis candidat à l’élection présidentielle. » Il a également affirmé vouloir « relancer la France », dans un contexte politique marqué par l’inquiétude et une forte polarisation.
Âgé de 46 ans, Raphaël Glucksmann tente de se démarquer des formations politiques traditionnelles. Il a notamment rappelé son parcours à l’étranger après le génocide rwandais, ainsi que son rôle de conseiller auprès de l’ancien président géorgien Mikheïl Saakachvili, connu pour ses positions fermes à l’égard de Moscou.
« Ce n’est pas une décision que je prends à la légère, surtout dans les circonstances actuelles », a-t-il déclaré, évoquant le « malaise » et l’« inquiétude » ressentis par une partie de la société française face à la situation du pays.
La candidature de Raphaël Glucksmann intervient alors que la gauche française demeure profondément divisée. Crédité de 14% des voix avec l’alliance de gauche qu’il conduisait aux élections européennes de 2024, le député européen reste toutefois devancé dans les sondages par Jean-Luc Mélenchon.
Son principal défi sera désormais de convaincre l’électorat de gauche modéré et de s’imposer face aux autres candidats potentiels de la social-démocratie. Raphaël Glucksmann entend notamment défendre l’idée d’une gauche capable de gagner sans renoncer à ses principes.
« La gauche peut gagner l’élection présidentielle si elle reste fidèle à ses principes. Nous ne devons pas avoir peur de Mélenchon », a-t-il assuré.
La dirigeante du Rassemblement national, Marine Le Pen, figure actuellement en tête des intentions de vote pour le premier tour, selon les sondages disponibles. Face à elle, les candidats centristes et de gauche devront parvenir à rassembler largement s’ils veulent espérer l’emporter au second tour.
Raphaël Glucksmann se présente comme un candidat profondément pro-européen, favorable au soutien à l’Ukraine et attaché à la défense de la démocratie libérale. S’il critique certaines orientations économiques d’Emmanuel Macron, il partage avec le président français plusieurs positions sur l’Europe et la politique étrangère.
Sa candidature marque ainsi le début d’une nouvelle séquence dans la préparation de l’élection présidentielle française, dont les deux tours sont prévus en avril et mai 2027. La question centrale reste désormais de savoir si Glucksmann pourra fédérer la gauche modérée autour de sa candidature et empêcher une nouvelle confrontation entre l’extrême droite et le centre.
