Royaume-Uni : Keir Starmer se retire du Parlement pour se consacrer aux affaires internationales
L’ancien Premier ministre britannique Keir Starmer a annoncé, mardi 1er septembre, sa décision de quitter son siège de député, quelques semaines après avoir quitté Downing Street à la suite de la perte du soutien de son Parti travailliste.
Starmer avait pourtant indiqué, après son départ du gouvernement, qu’il entendait rester député de la circonscription de Holborn et St Pancras jusqu’aux prochaines élections générales. Il a finalement changé de position et souhaite désormais « se concentrer sur les affaires internationales », a-t-il expliqué au Camden New Journal, journal local de sa circonscription du nord de Londres.
L’ancien dirigeant travailliste a confirmé sa décision dans un message publié sur le réseau social X, mettant ainsi fin à une longue carrière parlementaire.
Keir Starmer avait conduit le Parti travailliste à une large victoire lors des élections législatives de 2024, mettant fin à quatorze années de pouvoir conservateur. Le scrutin avait permis aux travaillistes d’obtenir l’une des plus importantes majorités parlementaires de l’histoire récente du Royaume-Uni.
Cette victoire avait marqué un spectaculaire redressement pour Starmer, devenu chef du Parti travailliste quatre ans plus tôt, alors que la formation venait de connaître son plus mauvais résultat électoral depuis 1935.
Son passage au pouvoir a toutefois été rapidement fragilisé par plusieurs revirements politiques et une forte baisse de sa popularité. Incapable de maintenir durablement la confiance d’une partie de l’électorat et confronté à des tensions croissantes au sein de son propre parti, Starmer a finalement quitté ses fonctions de Premier ministre.
Si son bilan intérieur a été régulièrement critiqué, la politique étrangère a souvent été présentée comme l’un des points forts de son mandat.
Starmer avait notamment travaillé avec le président français Emmanuel Macron à la mise en place de la « Coalition des volontaires », destinée à soutenir l’Ukraine. Son gouvernement avait également cherché à rétablir les relations avec la Chine et avait pris la décision de reconnaître un État palestinien.
Ses relations avec le président américain Donald Trump ont en revanche produit des résultats plus contrastés, malgré plusieurs tentatives de rapprochement entre Londres et Washington.
Starmer avait conservé confortablement son siège lors des élections de 2024, avec une majorité de plus de 11 500 voix. La circonscription avait néanmoins enregistré une forte poussée d’un candidat indépendant, notamment mobilisé contre la guerre menée par Israël dans la bande de Gaza.
La date de l’élection partielle destinée à remplacer Starmer à Holborn et St Pancras n’a pas encore été précisée.
Son départ du Parlement marque ainsi une nouvelle étape dans la carrière de l’ancien Premier ministre, qui entend désormais mettre son expérience au service des affaires internationales.
