Guerre Iran-États-Unis : Trump dit « non » à la proposition iranienne de rouvrir Ormuz en sept jours et de reprendre les négociations
Donald Trump a rejeté samedi la feuille de route iranienne prévoyant la réouverture du détroit d’Ormuz en sept jours et la reprise des négociations nucléaires. Téhéran affirme toutefois n’avoir toujours pas reçu de réponse officielle par les canaux diplomatiques, maintenant le flou sur l’avenir des pourparlers.
Les tensions entre Washington et Téhéran se sont de nouveau accentuées autour du détroit d’Ormuz, au cœur du conflit déclenché fin février 2026. En marge de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, l’Iran a proposé une feuille de route destinée à mettre fin aux hostilités et à permettre la réouverture de cette voie maritime stratégique dans un délai de sept jours.reuters+2
La proposition a été transmise aux États-Unis par l’intermédiaire de médiateurs, notamment le Qatar, et discutée lors de contacts indirects entre l’émissaire américain Steve Witkoff et le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi.
Donald Trump a cependant déclaré samedi avoir rejeté cette initiative, estimant que Téhéran cherche surtout à obtenir un accord en raison des conséquences économiques de la situation autour du détroit. « Je rejette leur proposition », a-t-il lancé aux journalistes, ajoutant que les dirigeants iraniens voulaient cet accord car « ils sont en train de méchamment perdre ».
Pourtant, Abbas Araghchi affirme que son pays attend toujours une réponse officielle américaine transmise par les canaux diplomatiques. Cette position entretient une certaine ambiguïté entre le rejet public exprimé par Trump et la poursuite potentielle des échanges indirects entre les deux parties.
Le plan présenté par Téhéran prévoit une succession de mesures devant conduire à la réouverture du détroit. L’Iran demande notamment la levée du blocus naval américain de ses ports, un assouplissement des sanctions visant ses exportations pétrolières ainsi que la libération d’environ 12 milliards de dollars d’avoirs iraniens gelés. Téhéran réclame également l’arrêt des hostilités sur les différents fronts régionaux, notamment au Liban où les forces israéliennes combattent le Hezbollah, allié de l’Iran.
Selon Abbas Araghchi, les premières mesures pourraient être mises en œuvre en quatre ou cinq jours, permettant une réouverture du détroit au sixième jour, avant la reprise des négociations sur le dossier nucléaire au septième jour. « Si les conditions nécessaires sont réunies, le détroit peut être rouvert et la navigation maritime normale rétablie en sept jours », a-t-il déclaré à New York.
Cette proposition reprend en grande partie les grandes lignes d’un mémorandum conclu le 17 juin entre Washington et Téhéran sous médiation qatarie et pakistanaise. Cet accord avait toutefois fini
Le détroit d’Ormuz reste au centre du bras de fer entre les deux pays en raison de son importance pour les exportations énergétiques du Golfe. Avant la guerre, environ un cinquième du pétrole et du gaz commercialisés dans le monde y transitaient. La perturbation durable du trafic maritime exerce donc une pression sur les marchés de l’énergie et sur les pays dépendants des importations.lefigaro+1
Pour Téhéran, la réouverture du détroit constitue ainsi l’un des principaux leviers dans les négociations. Washington, de son côté, souhaite que le dossier nucléaire soit directement intégré aux discussions et ne paraît pas disposé à reprendre simplement le calendrier de l’accord de juin.
Le rejet annoncé par Trump intervient alors que les échanges indirects entre les deux capitales s’étaient intensifiés à New York. Abbas Araghchi avait notamment rencontré l’émissaire américain Steve Witkoff lors de discussions facilitées par le Qatar. Les deux camps avaient alors laissé entendre que les contacts se poursuivaient, sans toutefois faire état d’un accord concret.france24+1
Selon le Wall Street Journal, citant des responsables américains, Trump aurait non seulement rejeté le plan iranien, mais envisagerait également de reprendre une campagne de frappes aériennes contre l’Iran après les élections de mi-mandat de novembre.
Oman, qui joue un rôle de médiateur dans les pourparlers entre les États-Unis et l’Iran, a appelé toutes les parties à poursuivre le dialogue et à garantir la sécurité de la navigation dans le détroit d’Ormuz. Ce détroit constitue l’une des voies énergétiques les plus importantes au monde, et des tensions prolongées dans cette zone pourraient impacter l’approvisionnement en pétrole et en gaz ainsi que le marché mondial de l’énergie.
Pourtant, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, affirme que son pays attend toujours une réponse officielle américaine transmise par les canaux diplomatiques. Cette position entretient une certaine ambiguïté entre le rejet public exprimé par Trump et la poursuite des échanges indirects entre les deux parties.
Le plan présenté par Téhéran prévoit une succession de mesures devant conduire à la réouverture du détroit. L’Iran demande notamment la levée du blocus naval américain de ses ports, un assouplissement des sanctions visant ses exportations pétrolières ainsi que la libération d’environ 12 milliards de dollars d’avoirs iraniens gelés.
Téhéran exige également l’arrêt des hostilités sur les différents fronts régionaux. Selon Araghchi, les premières mesures pourraient être mises en œuvre en quatre ou cinq jours, permettant une réouverture du détroit au sixième jour, avant la reprise des négociations sur le dossier nucléaire au septième jour.
Cette proposition reprend en grande partie les grandes lignes d’un mémorandum conclu le 17 juin entre Washington et Téhéran sous médiation qatarie et pakistanaise. Cet accord avait toutefois fini par s’effondrer quelques semaines plus tard, les deux camps s’accusant mutuellement de ne pas respecter leurs engagements.
Le détroit d’Ormuz reste au centre du bras de fer entre les deux pays en raison de son importance pour les exportations énergétiques du Golfe. Avant la guerre, environ un cinquième du pétrole et du gaz commercialisés dans le monde y transitaient. La perturbation durable du trafic maritime exerce donc une pression sur les marchés de l’énergie et sur les pays dépendants des importations.
Pour Téhéran, la réouverture du détroit constitue ainsi l’un des principaux leviers dans les négociations. Washington, de son côté, souhaite que le dossier nucléaire soit directement intégré aux discussions et ne paraît pas disposé à reprendre simplement le calendrier de l’accord de juin.
