Affaire Epstein : Andrew Mountbatten-Windsor conteste la légalité des perquisitions de ses résidences en février
L’ancien prince britannique Andrew Mountbatten-Windsor a saisi la Haute Cour de Londres pour contester la validité du mandat ayant autorisé les perquisitions de ses résidences en février, dans le cadre de l’enquête sur ses liens avec Jeffrey Epstein. Une audience à huis clos est prévue le 8 octobre.
Andrew Mountbatten-Windsor a engagé une procédure judiciaire afin d’obtenir l’annulation du mandat de perquisition délivré le 18 février par un juge de la Cour criminelle centrale. Cette autorisation avait permis à la police de la Thames Valley de fouiller plusieurs propriétés liées à l’ancien membre de la famille royale, notamment sa résidence du domaine de Sandringham et Royal Lodge, à Windsor.
Selon plusieurs médias britanniques, dont The Daily Telegraph, l’audience doit se tenir à huis clos le 8 octobre devant la Haute Cour de Londres. La police de la Thames Valley a confirmé qu’une procédure judiciaire était en cours, tout en refusant de commenter davantage l’affaire.
Andrew avait été arrêté le 19 février, le jour de son 66e anniversaire, au lendemain de ces perquisitions. Il avait été conduit dans un commissariat du Norfolk, où il avait été interrogé pendant plusieurs heures avant d’être libéré le jour même.
L’ancien prince est soupçonné de « manquement dans l’exercice d’une fonction publique » en lien avec ses relations avec Jeffrey Epstein, le financier américain condamné pour des infractions sexuelles et mort en prison en 2019.
Les enquêteurs britanniques le soupçonnent notamment d’avoir transmis des informations gouvernementales confidentielles à Epstein lorsqu’il exerçait les fonctions de représentant spécial du Royaume-Uni pour le commerce, entre 2001 et 2011.
L’enquête britannique s’est intensifiée après la publication, aux États-Unis, de nouveaux documents liés à l’affaire Epstein. Certains courriels semblent montrer qu’Andrew aurait partagé avec le financier américain des informations potentiellement sensibles.
La police examine également des accusations de nature sexuelle visant l’ancien prince. Ces investigations s’ajoutent aux accusations d’agressions sexuelles formulées par Virginia Giuffre, qui avait affirmé avoir été victime du réseau d’Epstein alors qu’elle était adolescente. Andrew a toujours nié ces accusations.
Andrew avait été déchu de ses titres royaux en 2025, après de nouvelles révélations concernant ses liens avec Epstein. Il avait également été contraint de quitter Royal Lodge, sur le domaine de Windsor, pour s’installer à Sandringham.
Selon The Daily Telegraph, cette contestation serait la première engagée par un membre de la famille royale britannique contre la légalité d’une procédure pénale le visant depuis le procès du roi Charles Ier, en 1649.
La Haute Cour devra déterminer si le mandat a été délivré conformément aux règles de procédure. Cette audience ne préjugera toutefois ni de l’issue de l’enquête ni d’éventuelles poursuites pénales contre Andrew Mountbatten-Windsor.
