Missiles iraniens interceptés : la Jordanie dénonce une escalade « brutale » et affirme sa souveraineté

Missiles iraniens interceptés : la Jordanie dénonce une escalade « brutale » et affirme sa souveraineté

Une nouvelle nuit sous tension a secoué le ciel de la Jordanie. Jeudi 26 mars 2026, les systèmes de défense aérienne du royaume ont été activés en urgence pour intercepter une salve de missiles tirés depuis l’Iran, confirmant l’enracinement d’une escalade militaire aux portes du pays.

L’armée de l’air royale jordanienne a annoncé la destruction de trois missiles visant directement son territoire, dans un contexte régional de plus en plus explosif, marqué par les répercussions de la confrontation entre États-Unis, Israël et Téhéran.

Selon la Direction de la sécurité publique jordanienne, pas moins de 17 signalements de chutes de débris de projectiles ont été enregistrés au cours des dernières 24 heures. Malgré la gravité de ces incidents, aucune victime n’a été déplorée, un fait qui témoigne de l’efficacité du dispositif de défense aérienne du royaume.

Le porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication, Mohammed Momani, a livré un bilan alarmant : depuis le 28 février, les forces jordaniennes ont neutralisé au moins 255 missiles, drones et autres projectiles iraniens. Une intensification des frappes qui place la Jordanie en première ligne d’un conflit dont elle n’est pourtant pas partie prenante.

Dans une déclaration ferme, le responsable jordanien a dénoncé une « agression brutale et odieuse », tout en rejetant catégoriquement toute accusation d’implication de son pays dans des opérations offensives contre l’Iran. « Le monde entier sait que la Jordanie n’a jamais servi de base arrière à des agressions contre aucun pays », a-t-il martelé.

Amman condamne également avec vigueur tout soutien, direct ou indirect, à Téhéran, qualifiant de tels appuis d’« inacceptables et honteux ». Une position qui reflète la volonté du royaume de préserver sa souveraineté tout en évitant une implication directe dans une guerre régionale aux conséquences imprévisibles.

Alors que les tensions s’intensifient et que les lignes de front semblent s’élargir, la Jordanie apparaît plus que jamais comme un acteur contraint de défendre son intégrité territoriale face à une dynamique de confrontation qui dépasse largement ses frontières.

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