Législatives palestiniennes : ouverture des candidatures avant le scrutin du 28 novembre

Législatives palestiniennes : ouverture des candidatures avant le scrutin du 28 novembre

La Commission électorale centrale palestinienne a officiellement lancé, samedi 26 septembre, la période de dépôt des candidatures pour les élections législatives prévues le 28 novembre prochain en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Cette étape ouvre une nouvelle séquence du calendrier électoral palestinien, alors que les institutions représentatives sont restées largement paralysées depuis près de deux décennies.

Selon l’agence de presse palestinienne WAFA, les candidats disposent de douze jours pour déposer leurs dossiers, jusqu’au mercredi 7 octobre. L’enregistrement des listes a débuté dans les bureaux de la Commission à Al-Bireh, en Cisjordanie, et à Deir al-Balah, dans la bande de Gaza. Dès la première journée, l’instance électorale a fait état d’un afflux important de listes candidates dans ses bureaux de Ramallah et de Gaza.

Le corps électoral s’élève à environ 2,97 millions de citoyens. Il comprend 1,24 million d’électeurs dans la bande de Gaza, 1,59 million en Cisjordanie ainsi qu’environ 140 000 détenteurs d’une carte d’identité de Jérusalem-Est. La répartition entre les femmes et les hommes est quasiment équilibrée : les femmes représentent 49,9 % des électeurs, contre 50,1 % pour les hommes.

Le scrutin sera organisé exclusivement selon un système de listes fermées, excluant les candidatures individuelles. Chaque formation ou groupe souhaitant participer devra présenter une liste comprenant entre 16 et 132 candidats. Les listes devront également respecter les dispositions prévues par la législation palestinienne concernant la représentation des femmes.

L’ouverture officielle des candidatures constitue ainsi une échéance importante du processus électoral. Elle permet désormais aux différentes formations politiques, coalitions et groupes indépendants de formaliser leur participation et de présenter leurs listes en vue du scrutin de novembre.

Ces élections interviennent près de vingt ans après les dernières législatives palestiniennes. Le dernier scrutin de ce type avait eu lieu en 2006 et avait été remporté par le Hamas. Cette victoire avait ensuite contribué à une profonde crise politique avec le Fatah, avant la rupture entre les deux mouvements en 2007.

Depuis cette période, le système politique palestinien est marqué par une division durable entre la Cisjordanie, administrée par l’Autorité palestinienne dominée par le Fatah, et la bande de Gaza, contrôlée pendant de longues années par le Hamas.

Le Conseil législatif palestinien, devenu l’une des institutions les plus affectées par cette division, avait été officiellement dissous en 2018. Plusieurs tentatives visant à organiser de nouvelles élections avaient par ailleurs échoué ou n’avaient pas abouti à un scrutin général.

Des élections législatives et présidentielle avaient notamment été annoncées pour 2021, avant que le processus ne soit reporté. La décision avait alors été justifiée par l’absence de garanties concernant la participation des Palestiniens de Jérusalem-Est, mais elle avait également illustré les profondes divergences politiques entre les principales factions.

La nouvelle échéance du 28 novembre intervient donc après une longue période sans renouvellement des institutions législatives par le vote populaire. Son organisation doit permettre de remettre en place un cadre représentatif susceptible de relancer le fonctionnement des institutions palestiniennes.

Au-delà de la seule compétition électorale, le scrutin porte également sur l’avenir du système politique palestinien. La tenue d’élections générales constitue en effet l’un des principaux sujets abordés depuis plusieurs années dans les discussions entre les différentes factions.

La question de l’unité palestinienne occupe une place centrale dans ces consultations. La division entre le Fatah et le Hamas a profondément affecté le fonctionnement des institutions et contribué à l’existence de deux centres de pouvoir distincts dans les territoires palestiniens.

À l’approche du scrutin, les formations politiques doivent donc à la fois préparer leurs listes et déterminer les modalités de leur participation. La période ouverte samedi doit notamment permettre aux différentes composantes politiques de finaliser leurs candidatures dans le respect des règles électorales.

Le choix d’un scrutin exclusivement fondé sur des listes fermées donne également une importance particulière à la composition des listes. Les formations doivent présenter un nombre de candidats compris entre 16 et 132 et respecter les quotas prévus pour assurer la représentation des femmes.

La Commission électorale centrale doit désormais examiner les dossiers déposés et poursuivre les différentes étapes prévues par le calendrier électoral. Le processus devra notamment passer par la vérification des candidatures avant la tenue du scrutin fixé au 28 novembre.

Avec près de trois millions d’électeurs inscrits, le scrutin concerne une population répartie entre la Cisjordanie et la bande de Gaza, mais également les détenteurs d’une carte d’identité de Jérusalem-Est recensés dans le corps électoral.

La composition démographique des électeurs fait apparaître une répartition presque parfaite entre les femmes et les hommes. Les premières représentent 49,9 % du corps électoral, contre 50,1 % pour les seconds.

La Commission électorale devra ainsi assurer l’organisation du scrutin dans des territoires soumis à des réalités politiques, administratives et géographiques différentes. La participation de la bande de Gaza constitue notamment l’un des éléments importants du processus, compte tenu de la situation particulière du territoire.

Le lancement des candidatures intervient également alors que les factions palestiniennes poursuivent leurs discussions sur les moyens de réorganiser les institutions et de réduire les effets de la division politique. La réussite du calendrier électoral dépendra donc autant de la préparation technique du scrutin que de la capacité des différentes forces palestiniennes à maintenir leur participation au processus.

Avec la clôture du dépôt des candidatures prévue le 7 octobre, une première étape sera franchie avant le rendez-vous électoral du 28 novembre. Celui-ci doit permettre aux Palestiniens de renouveler leur représentation législative après une interruption de près de vingt ans et d’ouvrir une nouvelle séquence institutionnelle.

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