Cricket bangladais : le boycott des joueurs entraîne la destitution d’un haut responsable
Le cricket bangladais a été secoué par une crise majeure après le boycott des joueurs, qui a conduit la Fédération bangladaise de cricket (BCB) à destituer Nazmul Islam de son poste de président du comité des finances. À l’origine de cette fronde, des propos jugés dénigrants envers les joueurs, tenus en pleine controverse autour de la Coupe du monde T20.
Jeudi, deux matchs de la Bangladesh Premier League et quatre de la Dhaka Cricket League ont été annulés, les joueurs – dont plusieurs internationaux – refusant de jouer. La tension est montée après que Nazmul Islam a déclaré que les joueurs devraient restituer les « millions de taka » investis par la BCB si le Bangladesh se retirait du Mondial T20 en Inde.
Ces déclarations sont intervenues alors que la BCB a décidé de ne pas jouer en Inde, à la suite du départ du lanceur vedette Mustafizur Rahman, libéré par la franchise IPL de Kolkata sur instruction de la Fédération indienne de cricket. La BCB réclame désormais la délocalisation de ses matchs au Sri Lanka, co-organisateur du tournoi.
Face à la menace d’un boycott prolongé, la BCB s’est rapidement désolidarisée des propos incriminés et a limogé Nazmul Islam. Dans un communiqué, la fédération a affirmé que cette décision visait à garantir la continuité de ses activités et à préserver la dignité des joueurs.
Malgré cette mesure, la fin du boycott n’a pas été officiellement annoncée, laissant planer l’incertitude sur la reprise normale des compétitions nationales et sur la préparation du Bangladesh pour la Coupe du monde T20, dont le premier match est prévu le 7 février contre les Antilles à Kolkata.
