L’Irak au Mexique : un accueil chaleureux pour un rêve vieux de 40 ans

L’Irak au Mexique : un accueil chaleureux pour un rêve vieux de 40 ans

Monterrey, 30 mars 2026 — Après un périple de plus de 12 000 kilomètres, jalonné d’obstacles géopolitiques et de contraintes logistiques, l’équipe nationale irakienne est enfin arrivée au Mexique pour disputer la finale des barrages face à la Bolivie. Pour les Lions de Mésopotamie, c’est bien plus qu’un simple match : c’est la chance de participer, quarante ans après leur unique qualification, à la phase finale d’une Coupe du monde.

La route vers Monterrey n’a pas été simple. Avec l’espace aérien fermé par le déclenchement d’une guerre régionale, et les ambassades irakiennes temporairement inaccessibles, la qualification elle-même semblait menacée. Pourtant, grâce à une combinaison de bus jusqu’en Jordanie et d’un vol spécial financé par la FIFA via Lisbonne, l’équipe a finalement pu rejoindre l’Amérique du Nord.

« À un moment donné, nous avons cru que ce match ne pourrait pas avoir lieu », confie Hassanin Mubarak, journaliste sportif irakien spécialisé dans le football. « Mais l’Irak est maintenant au Mexique et il reste encore un match à jouer. »

L’accueil réservé aux joueurs et aux supporters irakiens a été tout simplement exceptionnel. En quelques jours, la ville de Monterrey s’est transformée en un véritable hommage aux Lions de Mésopotamie. Les supporters mexicains ont adopté l’équipe avec chaleur, chantant des encouragements en espagnol et entourant les joueurs d’un enthousiasme contagieux. Même les enfants ont rejoint la chorale, brandissant des drapeaux irakiens et scandant des slogans de soutien.

« J’ai voyagé dans sept pays pour assister à des matchs de l’Irak, mais je n’ai jamais rien vu de comparable au Mexique », explique Hassanane Balal, podcasteuse spécialisée dans le football irakien. « L’accueil et le soutien apportés aux supporters irakiens sont tout simplement incroyables. »

Pour l’heure, l’équipe se concentre sur le match face à la Bolivie, mais déjà, l’atmosphère à Monterrey traduit un véritable sentiment de fête et d’unité. Les sacrifices des supporters irakiens venus du monde entier, de l’Europe à l’Amérique du Nord, illustrent l’importance de cette rencontre et la ferveur qui entoure chaque minute de ce périple.

Quarante ans après leur dernier passage en phase finale, marqué par trois défaites serrées en 1986, l’Irak retrouve aujourd’hui le chemin de la Coupe du monde, portée par un élan d’enthousiasme local et international qui pourrait bien lui permettre de réécrire l’histoire.

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