TAS : Hakim Shaker réintégré dans la course aux élections de la Fédération irakienne de football
Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a décidé de réintégrer Hakim Shaker dans le processus électoral de la Fédération irakienne de football, relançant ainsi une campagne déjà marquée par des tensions juridiques et des contestations institutionnelles à quelques jours du scrutin prévu à Bagdad, le 23 mai.
Cette décision intervient après l’acceptation d’une demande de sursis à exécution déposée le 11 mai par Hakim Shaker Faleh, représentant de l’Association irakienne des entraîneurs (ICA), dans le cadre d’un recours contre les décisions du Comité d’appel électoral de la Fédération. Le TAS a ainsi suspendu les décisions prises successivement le 17 avril par la Commission électorale, puis le 25 avril par la Commission d’appel, estimant que le dossier devait être examiné dans le cadre de la procédure d’arbitrage en cours avant toute exclusion définitive.
Au cœur du litige, la validité de la candidature de l’ancien sélectionneur national irakien au poste de premier vice-président de la Fédération. Initialement engagé dans la course aux côtés de plusieurs autres candidats, Hakim Shaker avait vu son dossier contesté puis écarté, dans un contexte plus large de réorganisation de l’Assemblée générale et de redéfinition du corps électoral.
La décision du TAS bouleverse immédiatement l’équilibre des forces en présence. Avec cette réintégration, le nombre d’électeurs passe de 60 à 61 membres, modifiant de facto la composition de l’Assemblée générale appelée à voter. Cette révision intervient alors que plusieurs sièges étaient déjà contestés, notamment en raison de difficultés d’organisation au sein de certains clubs et d’instances provisoires mises en place, comme celles d’Al-Minaa, Mossoul, Najaf ou encore Al-Qasim.
Dans ce climat d’incertitude, la présence de Hakim Shaker, figure connue du football irakien et représentant du corps des entraîneurs, ajoute une dimension supplémentaire à une élection déjà très disputée. Son retour dans la course relance les équilibres politiques internes de la Fédération, où les alliances se construisent et se défont à mesure que l’échéance électorale approche.
Au-delà du cas individuel, cette décision du TAS souligne une nouvelle fois le rôle central de l’instance arbitrale dans la régulation des conflits sportifs à l’échelle continentale et internationale. Elle rappelle également la fragilité des processus électoraux dans certaines fédérations nationales, souvent confrontées à des contestations internes et à des procédures judiciaires parallèles.
À quelques jours du scrutin de Bagdad, l’incertitude demeure donc entière. La candidature de Hakim Shaker, désormais réhabilitée provisoirement, s’inscrit dans une bataille électorale où chaque décision juridique peut encore rebattre les cartes.
