Coupe du monde 2026 : Mexico explose de joie après un triomphe historique, près d’un million de supporters dans les rues
Mexico City — Une nuit de folie, un peuple en fête et un rêve qui grandit. Au coup de sifflet final de la victoire du Mexique face à l’Équateur (2-0), la capitale mexicaine s’est transformée en une immense marée humaine. Des milliers de supporters ont envahi les rues, les places et les grandes avenues pour célébrer une qualification qui résonne comme un moment historique dans l’histoire du football mexicain.
Le célèbre Monument de l’Indépendance, surnommé « l’Ange », est redevenu l’épicentre de la ferveur populaire. Feux d’artifice, chants, drapeaux et explosions de joie ont illuminé la nuit mexicaine. Sur plusieurs kilomètres, entre le Zócalo, la grande place centrale de Mexico, et les environs du parc de Chapultepec, une foule immense vêtue de vert, blanc et rouge a célébré cette victoire tant attendue.
Selon les autorités de la capitale, près d’un million de personnes auraient participé aux rassemblements. La maire de Mexico, Clara Brugada, a appelé les habitants à éviter le centre-ville devenu saturé, invitant les supporters à rejoindre d’autres espaces de célébration pour limiter les risques liés à l’immense affluence.
Mais la fête ne se limitait pas aux lieux emblématiques. Dans toute la ville, des scènes de liesse improvisées ont éclaté : groupes de musique dans les rues, concerts spontanés, supporters chantant à pleins poumons, familles et amis réunis autour de la même passion. Les « toritos », ces petits chariots chargés de feux d’artifice traditionnels, circulaient difficilement au milieu d’une foule compacte venue partager un moment unique.
Cette victoire possède une valeur particulière pour le Mexique. Il s’agit de la première victoire du pays dans un match à élimination directe d’une Coupe du monde depuis 1986, année où le Mexique avait également accueilli la compétition. Quarante ans plus tard, une nouvelle génération de supporters rêve d’écrire une autre page de l’histoire.
« C’est incroyable, on y croit », lançait Denisse Ildefonso, une jeune supportrice de 20 ans, reprenant le célèbre cri mexicain : « Sí se pudo ! » (« Oui, on l’a fait ! »). Comme beaucoup, elle imagine désormais son équipe capable d’aller encore plus loin dans le tournoi.
La qualification a aussi libéré une immense fierté nationale. « Je suis tellement fier d’être Mexicain », criait Erick Rubio, étudiant de 22 ans, après avoir perdu sa voix à force de chanter et de célébrer le but de Julián Quiñones.
