Équipe d’Algérie : les failles de Hemdani, trois erreurs qui pourraient lui coûter cher

Équipe d’Algérie : les failles de Hemdani, trois erreurs qui pourraient lui coûter cher

Défense perméable, hésitations tactiques et absence de onze type : Ibrahim Hemdani a trois chantiers urgents à régler au terme de sa première trêve internationale à la tête des Verts. Les prestations de la sélection ont révélé des lacunes qui interrogent sur les choix du technicien et sa capacité à construire un collectif compétitif.

Ibrahim Hemdani est déjà attendu sur des résultats concrets. Nommé à la tête de la sélection algérienne, le technicien de 48 ans reste en période d’évaluation, dans l’attente d’une décision de la Fédération algérienne de football (FAF) sur la suite de son mandat. Son bilan comptable est positif, mais le contenu des rencontres laisse apparaître plusieurs insuffisances.

Lors de la dernière trêve internationale, l’Algérie a battu la Zambie (3-1) et le Niger (2-1), tout en concédant un nul face au Burundi (2-2). Quatre buts encaissés en trois matchs et des difficultés récurrentes à maîtriser certaines séquences de jeu : ces constats dessinent les priorités du sélectionneur.

l’arrière-garde algérienne peine à retrouver sa solidité. Les Verts n’ont pas réussi à garder leur cage inviolée, y compris face à des adversaires contre lesquels ils étaient attendus dans un rôle de favoris. Les erreurs de placement et le manque de coordination ont notamment empêché l’équipe de contrôler sereinement ses rencontres.

Ces lacunes, déjà observées lors des précédents matchs amicaux, restent un problème central. Hemdani doit trouver les associations défensives les plus fiables et améliorer la protection de sa ligne arrière par le milieu de terrain. Sans une meilleure maîtrise des espaces, les Verts continueront de s’exposer inutilement, même lorsqu’ils dominent techniquement leur adversaire.

Le deuxième chantier concerne l’entrejeu et l’organisation collective. Face au Burundi, l’Algérie a perdu le contrôle du milieu de terrain en première période. L’entrée d’Adam Zorgane, à la place de Himad Abdelli, blessé, a permis de rééquilibrer le jeu.

Les ajustements opérés pendant les matchs ont parfois permis de corriger les déséquilibres, mais Hemdani devra surtout trouver une formule plus efficace dès le coup d’envoi. L’objectif est de donner à son équipe des repères tactiques clairs, quelle que soit l’opposition.

Troisième difficulté, Hemdani n’a pas encore dégagé une ossature stable. Les différentes compositions utilisées face à la Zambie, au Burundi et au Niger témoignent d’une phase d’évaluation qui n’a pas encore débouché sur une hiérarchie clairement établie.

La solidité de l’arrière-garde, la maîtrise du milieu et la définition d’un onze de référence seront les principaux indicateurs des progrès de la sélection. Pour convaincre la FAF de poursuivre avec lui, Hemdani devra montrer que son équipe peut gagner sans laisser persister les mêmes lacunes

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