Athlétisme : le marathonien kényan Ronald Korir suspendu, les soupçons de dopage persistent

Athlétisme : le marathonien kényan Ronald Korir suspendu, les soupçons de dopage persistent

Une nouvelle affaire de dopage présumé vient secouer l’athlétisme kényan. L’Unité d’intégrité de l’athlétisme (AIU) a annoncé, mardi 13 octobre, la suspension à titre provisoire du marathonien Ronald Kipkoech Korir, âgé de 35 ans. Une enquête doit permettre de déterminer si l’athlète a enfreint les règles antidopage. À ce stade, aucune conclusion définitive n’a été rendue publique.

Spécialiste des courses de fond, Korir s’était notamment illustré sur les grands marathons internationaux. Il avait terminé quatrième à Berlin en 2023, avec un chrono de 2 h 04 min 22 s, avant d’occuper la même place lors du marathon de Hambourg en 2024. Sa suspension provisoire le prive, dans l’immédiat, de la possibilité de poursuivre normalement sa carrière en compétition, le temps que les investigations suivent leur cours.

Cette décision intervient dans un contexte marqué par la multiplication des affaires de dopage impliquant des athlètes kényans. Depuis 2017, plus de 140 coureurs du pays ont été suspendus ou bannis des compétitions pour avoir utilisé des substances interdites. Parmi eux figure Ruth Chepngetich, détentrice du record du monde du marathon féminin, dont le cas a contribué à maintenir la question du dopage au centre des préoccupations de l’athlétisme international.

La répétition de ces affaires place les autorités sportives kényanes sous une pression croissante. Le pays, réputé pour ses performances dans les courses de fond, doit renforcer la crédibilité de son dispositif de contrôle et démontrer sa capacité à lutter efficacement contre les pratiques interdites. L’enjeu dépasse désormais les seuls résultats sportifs, puisqu’il concerne également l’image du Kenya sur la scène internationale.

le président de l’Agence mondiale antidopage (AMA), Witold Banka, a d’ailleurs appelé le Kenya à faire preuve de grandes exigences dans ce domaine. Cette mise en garde intervient alors que le pays a obtenu l’organisation des Championnats du monde d’athlétisme de 2029, qui seront les premiers à se tenir sur le continent africain. Cette échéance constitue un rendez-vous important pour le sport kényan, mais aussi un défi en matière de transparence et de respect des règles antidopage.

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