La numérisation totale du processus d’inscription à la formation professionnelle est vantée comme un progrès majeur, mais elle soulève de nombreuses interrogations. Si l’objectif « zéro papier » est atteint, qu’en est-il des candidats issus de zones mal couvertes par Internet ou ne maîtrisant pas les outils numériques ? L’accessibilité, loin d’être garantie, pourrait créer une fracture entre les inscrits urbains et ceux des régions reculées. De plus, l’alignement des formations sur les besoins du marché du travail reste un défi.
La mise en avant de métiers comme bagagiste ou aide-mécanicien dans l’aéronautique interroge sur la pertinence d’un modèle axé sur des secteurs spécifiques, sans vision d’ensemble sur les réels débouchés. La digitalisation ne saurait être un simple effet d’annonce si elle n’est pas accompagnée d’un accompagnement concret pour garantir une véritable inclusion et un impact durable sur l’emploi.
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