Rachida Dati démissionne du gouvernement : elle se lance à fond dans la bataille pour la mairie de Paris

Rachida Dati démissionne du gouvernement : elle se lance à fond dans la bataille pour la mairie de Paris

La ministre de la Culture, Rachida Dati, a officiellement remis sa démission au président de la République Emmanuel Macron le mercredi 25 février 2026. Cette décision, acceptée dans la foulée par l’Élysée, marque la fin d’un cumul de fonctions qui durait depuis plusieurs mois et intervient à un moment crucial : à peine deux semaines et demie avant le premier tour des élections municipales à Paris, fixé au dimanche 15 mars 2026 (avec un second tour éventuel le 22 mars).

la candidate investie par Les Républicains (LR) et soutenue par une partie du camp macroniste a justifié son choix en des termes forts : « Paris est pour moi l’engagement d’une vie. Les semaines qui viennent vont être décisives pour Paris et pour ma candidature. Je vais changer Paris et la vie des Parisiens. » Elle a ajouté que ce scrutin représentait « le combat de sa vie », soulignant son attachement profond à la capitale où elle a déjà été conseillère de Paris et députée européenne.

L’Élysée a réagi rapidement via un communiqué : le président Macron a remercié Rachida Dati pour « l’action utile qu’elle a déployée au service des Français ces deux dernières années » et lui a transmis « tous ses encouragements dans le combat qu’elle mène ». La ministre démissionnaire a de son côté exprimé sa « profonde reconnaissance » envers les équipes du ministère de la Culture, rappelant que la culture reste selon elle « un socle essentiel de notre cohésion nationale ».

Nommée ministre de la Culture le 11 janvier 2024 dans le gouvernement Attal, Rachida Dati a survécu à une série impressionnante de remaniements : quatre Premiers ministres différents et de multiples recompositions gouvernementales. À 60 ans, elle détenait le record de longévité à ce poste sous la présidence Macron, dépassant largement la plupart de ses prédécesseurs récents. Ce maintien prolongé, malgré les critiques et les pressions (notamment du Premier ministre Sébastien Lecornu ces dernières semaines), était largement perçu comme stratégique : elle souhaitait conserver le statut de ministre en exercice le plus longtemps possible pour renforcer sa visibilité médiatique et politique dans la campagne parisienne.

De nombreux observateurs et opposants (y compris à gauche) jugent son bilan marqué par des « effets d’annonce » plus que par des réalisations concrètes durables, avec une gestion parfois qualifiée d’austère voire dévastatrice pour le secteur culturel.

Malgré cette longévité gouvernementale, Rachida Dati reste poursuivie pour corruption passive et trafic d’influence. Elle doit comparaître devant le tribunal à l’automne 2026 dans l’affaire dite des fadettes (liée à des soupçons autour de ses liens avec l’avocat fiscaliste Thierry Herzog et l’ancien président Sarkozy). Ces poursuites, bien que niant toute faute, ont pesé sur son image tout au long de son mandat.

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