Un fiasco historique : la Tunisie éliminée dès les huitièmes par un Mali héroïque à dix !
La Tunisie, pourtant en supériorité numérique pendant plus d’une heure et demie, s’est effondrée dans le chaos le plus total ce samedi 3 janvier à Casablanca. Les Aigles de Carthage, dominateurs mais stériles, ont vu leurs rêves de quarts de finale s’envoler aux tirs au but face à un Mali réduit à dix dès la 26ᵉ minute (1-1, 2-3 TAB). Une humiliation cruelle, un cauchemar absolu pour une nation qui peine à briller sur la scène africaine.
Tout avait pourtant commencé avec un carton rouge précoce pour Woyo Coulibaly (Mali, 26ᵉ) suite à une semelle dangereuse sur Hannibal Mejbri. Condamnés à défendre à dix pendant près de 100 minutes, sous une pluie battante et un vent glacial, les Maliens ont fait preuve d’un courage et d’une discipline exemplaires. De leur côté, les Tunisiens monopolisaient le ballon avec plus de 70 % de possession… mais en vain. Aucune action décisive, zéro tir cadré avant la 78ᵉ minute, des attaquants fantomatiques et un bloc malien impénétrable ont transformé la supériorité numérique en une inefficacité dramatique.
L’illusion est venue tardivement : Firas Chaouat ouvre enfin le score d’une tête à la 88ᵉ minute. L’euphorie des supporters tunisiens semblait annoncer une qualification imminente. Mais le coup de poignard est survenu dans le temps additionnel : Yassine Meriah commet une main bête, offrant un penalty au Mali. Lassine Sinayoko transforme froidement (90+6ᵉ), et les prolongations s’annoncent.
Aux tirs au but, le gardien malien Djigui Diarra devient le héros national, arrêtant deux penalties dont celui de Mohamed Ali Ben Romdhane. Malgré les ratés maliens – Bissouma dans les nuages et Dorgeles sur le poteau – c’est El Bilal Touré qui scelle définitivement le sort des Tunisiens.
La Tunisie, dominatrice mais incapable de concrétiser, sort donc la tête basse dès les huitièmes, comme trop souvent ces dernières années. Le sélectionneur est sur la sellette, les joueurs en larmes,. Pendant ce temps, le Mali, par son courage et son mental d’acier, file en quarts défier le Sénégal. Une leçon de résilience qui enterre un peu plus les ambitions tunisiennes.
La CAN 2025 continue, impitoyable, sans la Tunisie. Triste fin pour une génération qui méritait peut-être mieux… ou pas.
