France : la Saint-Sylvestre vire au chaos avec 1 173 véhicules brûlés et 505 gardes à vue, un record malgré le « dispositif massif
La nuit du 31 décembre 2025 au 1er janvier 2026, marquant le passage à l’année 2026, a été une nouvelle fois le théâtre de débordements récurrents en France, malgré le déploiement exceptionnel de près de 90 000 policiers et gendarmes sur l’ensemble du territoire, dont 10 000 à Paris et en petite couronne. Selon le bilan officiel communiqué par le ministère de l’Intérieur, dirigé par Laurent Nuñez, 1 173 véhicules ont été incendiés (par foyer direct ou propagation), un chiffre en nette hausse par rapport aux 984 recensés l’année précédente pour la Saint-Sylvestre 2024-2025. Parallèlement, 505 personnes ont été interpellées, dont 403 placées en garde à vue, contre respectivement 420 et 310 l’an dernier.
La Selon le ministère de l’Intérieur, la nuit a été ponctuée par 1 173 véhicules incendiés, en nette hausse par rapport aux 984 véhicules brûlés lors du réveillon précédent. Parallèlement, 505 personnes ont été interpellées, dont 403 placées en garde à vue, contre 420 et 310 l’an dernier.
Malgré ces chiffres inquiétants, la Place Beauvau nuance le bilan : la nuit a été jugée « globalement plus calme », avec moins de violences urbaines directes et moins de confrontations avec les forces de l’ordre. Néanmoins, plusieurs villes ont connu des tirs de mortiers d’artifice contre policiers et gendarmes, notamment à Nice, Lyon, Strasbourg et Rennes.
À Strasbourg, plus d’une centaine de véhicules ont été incendiés, accompagnés de jets de projectiles et de mortiers. Une trentaine d’interpellations ont été effectuées, une vingtaine de policiers ont été légèrement blessés, et un appartement a été détruit par un tir de mortier.
À Lyon, environ 80 véhicules ont été brûlés, avec une quinzaine d’interpellations. À Rennes, un attroupement d’une centaine de personnes a pris pour cible les forces de l’ordre à coups de mortiers, blessant légèrement un CRS. D’autres villes comme Mulhouse, Colmar, Nîmes, ou certaines communes d’Île-de-France (Essonne, Seine-et-Marne) ont également enregistré des incendies et des dégradations.
À Marseille, la soirée a été endeuillée par un drame isolé : un homme de 36 ans a été tué à l’arme blanche, dans une agression sans lien direct avec les violences urbaines du réveillon.
En contraste, Paris a connu une soirée relativement paisible. Aucun véhicule n’a été incendié et aucun mobilier urbain détruit.
Le parquet de Paris a recensé 125 placements en garde à vue, principalement pour violences volontaires, participation à un groupement en vue de commettre des dégradations, ou infractions liées aux stupéfiants. Parmi les interpellés, figuraient 15 mineurs et une seule femme.
Les Champs-Élysées, emblème de la fête parisienne, ont accueilli des centaines de milliers de personnes dans une ambiance festive et sécurisée, avec un spectaculaire show lumineux et son et lumière projeté sur l’Arc de Triomphe. Malgré le froid, la foule a célébré l’arrivée de 2026 dans la joie, sans incidents majeurs.
À la veille du réveillon, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez avait promis une « tolérance zéro », avec des interpellations systématiques en cas de troubles. Le ministre de la Justice Gérald Darmanin avait, quant à lui, appelé à la plus grande fermeté, notamment pour les violences envers les forces de l’ordre, les femmes et les enfants.
Le phénomène annuel des incendies de véhicules lors de la Saint-Sylvestre reste un défi persistant pour les autorités. Malgré des saisies massives de mortiers (près de 100 000 avant la nuit) et un dispositif sécuritaire similaire à celui des années précédentes, le vandalisme perdure dans certaines zones urbaines sensibles, soulevant des questions sur la sécurité publique, la prévention de la délinquance juvénile, et l’efficacité des mesures répressives face à ces comportements.
Ainsi, l’année 2026 débute sur une note contrastée : festive pour certains, mais marquée par des violences et des drames pour d’autres.
