Pression sur Petkovic : le porte-parole de l’USM Alger crée la polémique
Le porte-parole de l’USM Alger, Haj Adlane, s’est retrouvé propulsé sous les projecteurs de la controverse après avoir tenté de faire pression sur le sélectionneur national Vladimir Petkovic, et ce, à un moment où la concentration de l’équipe nationale devait primer. Cette intervention publique, rare par sa forme, soulève plus qu’un simple débat : elle révèle une tension profonde entre intérêts de club et impératifs de la sélection nationale.
Selon Adlane, son objectif était de soutenir moralement le gardien Oussama Benbout, resté sur le banc lors du match officiel contre la Guinée équatoriale. Pourtant, la tentative de contact a échoué : le joueur n’a pas répondu, son téléphone étant éteint. Le geste, présenté comme une marque de soutien, est vite devenu polémique lorsque les images du match ont circulé sur les réseaux sociaux : Benbout, assis sur le banc, le visage marqué par la tristesse, semble trahir frustration et ressentiment.
La polémique ne s’arrête pas là. Les supporters et analystes sportifs s’interrogent : pourquoi Mandrea, gardien évoluant en troisième division française avec le Caen FC, a-t-il été préféré à Benbout, titulaire indiscutable au sein de son club ? Certains dénoncent un choix incompréhensible qui met en lumière des décisions du sélectionneur parfois contestables et la pression qu’exercent certains acteurs du football algérien en coulisses.
Cette affaire pose une question cruciale : jusqu’où les clubs peuvent-ils intervenir dans les choix d’une équipe nationale ? L’intervention d’Haj Adlane intervient au pire moment, alors que l’Algérie dispute des matchs décisifs sur la scène africaine. Les risques sont tangibles : affecter la concentration du staff technique, fragiliser le moral d’un joueur clé et nourrir une division entre joueurs et dirigeants.
Derrière cette polémique, c’est tout un système qui est interrogé : le football algérien, souvent tiraillé entre intérêts locaux et ambitions nationales, semble incapable de tracer une frontière claire entre influence des clubs et autonomie de la sélection. Et tandis que les compétitions africaines s’accélèrent, chaque geste, chaque déclaration, devient lourde de conséquences.
