Ramadan 1447 (2026) : l’Algérie au cœur des divergences de calendrier dans le monde arabe
À l’approche du mois sacré de Ramadan 1447 de l’Hégire, les débats et spéculations autour de la date du début du jeûne refont surface dans l’ensemble du monde arabe. Comme souvent, l’unité calendaire peine à s’imposer, et l’Algérie se retrouve au cœur de ces divergences, entre fidélité à l’observation traditionnelle du croissant lunaire et prise en compte des avancées astronomiques modernes.
Selon les prévisions astronomiques les plus fiables, l’Algérie, à l’instar de ses voisins du Maghreb), devrait entamer le Ramadan le jeudi 19 février 2026, sous réserve de la confirmation officielle. Ces estimations s’appuient sur la conjonction lunaire, prévue le 17 février 2026, et sur une visibilité probable mais délicate du croissant le soir du 18 février dans la région maghrébine.
En Algérie, la décision finale reste indissociable de l’observation visuelle du hilal, conformément à la tradition prophétique. Le mercredi 18 février, les comités officiels d’observation, sous l’égide du ministère des Affaires religieuses et des Wakfs, scruteront le ciel après le coucher du soleil.
Si le croissant est aperçu, le jeûne débutera le lendemain ; dans le cas contraire, le Ramadan pourrait être repoussé au vendredi 20 février.
Cette méthode, qui privilégie la vue humaine tout en s’appuyant sur les données scientifiques, distingue l’Algérie de certains pays qui adoptent désormais exclusivement les calculs astronomiques.
Cette année, une convergence se dessine au Maghreb, où l’Algérie, le Maroc et la Tunisie s’orientent vers la même date de début. À cette dynamique régionale s’ajoutent des pays comme Oman et Bahreïn, qui partagent des prévisions similaires.
En revanche, dans une large partie du Machrek et du Golfe — notamment en Arabie saoudite, aux Émirats arabes unis, au Qatar et au Koweït — le Ramadan pourrait commencer dès le mercredi 18 février 2026, selon certaines annonces anticipant la visibilité du hilal le soir du 17 février. Ces écarts, parfois limités à une seule journée, reflètent les différences d’approches religieuses, institutionnelles et géographiques qui traversent le monde arabe depuis des décennies.
Pour les autorités religieuses algériennes, la priorité reste le respect strict des conditions locales de visibilité, plutôt qu’un alignement automatique sur des décisions extérieures.
L’Algérie privilégie ainsi une approche locale et régionale,. Bien que l’Arabie saoudite influence de nombreux pays via son calendrier Umm al-Qura — basé sur des calculs astronomiques centrés sur La Mecque, parfois complétés par des observations — l’Algérie diverge fréquemment, notamment pour le début du Ramadan, de l’Aïd el-Fitr ou d’autres mois sacrés.
