Paradoxes de la « Puissance Frappante » face à la dure réalité : entre mourir de soif ou mourir noyé

Paradoxes de la « Puissance Frappante » face à la dure réalité : entre mourir de soif ou mourir noyé

Notre pays vit ces derniers temps une situation de contradiction surréaliste qu’on ne peut qualifier que de « catastrophe de gestion ». Alors que les rues des grandes villes sont inondées, que les eaux emportent voitures et biens à la suite de pluies intenses, des wilayas entières souffrent d’une « soif de sécheresse » aiguë qui dure depuis des semaines et des mois, dans un silence officiel total et un blackout médiatique qui soulève des interrogations sur les priorités du régime de la bande d’Abdelmadjid Tebboune.

La scène dans les rues de la capitale et des grandes villes se répète à chaque goutte de pluie : infrastructures délabrées, canalisations d’évacuation bouchées, et des wilayas qui se transforment en quelques minutes en lacs flottants qui engloutissent tout sur leur passage. Pourtant, le plus étrange est que cet « excédent » d’eau ne trouve pas le chemin vers les robinets des citoyens, rongés par la rouille. Pendant que le citoyen lutte contre les inondations dans la rue, il affronte chez lui une crise d’eau asphyxiante qui a forcé les familles à revenir aux méthodes du Moyen Âge pour s’approvisionner en eau via des citernes à des prix exorbitants. Cela pose une immense question sur l’absence de stratégies de récupération et de stockage des eaux de pluie.

L’affaire ne s’arrête pas à la soif : elle s’étend à une catastrophe sanitaire dont les signes commencent à apparaître dans les quartiers populaires et les wilayas de l’intérieur. Des sources locales ont signalé une propagation inquiétante de la gale et des poux de tête parmi les citoyens, surtout les enfants, en raison du manque d’eau nécessaire à l’hygiène personnelle et du recul des services de santé. À cela s’ajoute le spectacle visuel catastrophique : des sacs d’ordures et des déchets s’amoncellent pour former des montagnes au cœur des grands quartiers, transformant les rues en foyers d’épidémies et d’odeurs nauséabondes, dans une incapacité totale des services municipaux et une négligence évidente à accomplir les devoirs les plus élémentaires envers les citoyens.

Face à cette situation catastrophique, les chaînes officielles et progouvernementales poursuivent leur politique habituelle de « falsification » et de travestissement de la réalité. Au lieu de mettre en lumière la souffrance des citoyens face à la soif, aux épidémies et aux inondations, ces médias consacrent de longues heures de diffusion à attaquer les pays voisins et à s’ingérer dans leurs affaires, dans une tentative désespérée d’exporter les crises internes et de détourner l’attention de l’opinion publique du « fiasco retentissant » dans la gestion des affaires locales.

Ce blackout systématique, que des observateurs qualifient d’« médias de la honte », reflète un gouffre abyssal entre le pouvoir et le peuple : un pouvoir qui vit dans un monde d’« accomplissements fictifs » et un peuple qui se noie dans les inondations et meurt de soif dans l’un des pays les plus « riches » de la région.

Ce qui se passe aujourd’hui dans notre pays n’est pas simplement des fluctuations climatiques ou une crise passagère, mais le résultat d’années de gestion chaotique et d’absence de reddition de comptes. Jusqu’à quand le citoyen algérien paiera-t-il le prix des politiques de « fuite en avant » ? Les consciences se réveilleront-elles avant que ces crises silencieuses ne se transforment en explosion sociale aux conséquences imprévisibles ?

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