Équipe de France : Zidane après Deschamps, le rêve qui pourrait virer au cauchemar
Didier Deschamps a officialisé son départ fin janvier 2025 : il quittera les Bleus à l’issue de la Coupe du monde 2026 (11 juin – 19 juillet aux États-Unis, Canada et Mexique). Treize ans, une étoile mondiale en 2018, une finale en 2022 et une longévité exceptionnelle : DD laisse un héritage colossal. Mais cette fin d’ère ouvre la porte à Zinédine Zidane, favori incontesté depuis des mois.
La Fédération Française de Football ne cache plus ses intentions. Selon L’Équipe (mi-janvier 2026), la FFF planche déjà sur la composition du futur staff de « Zizou » – cellule data renforcée, adjoints expérimentés – pour une prise de fonction dès septembre 2026. Philippe Diallo insiste pour attendre la fin du Mondial avant l’annonce officielle, mais les contacts avancent discrètement. Zidane, libre depuis 2021, a répété son envie : « C’est un rêve, j’ai hâte. »
Christian Karembeu, son ancien coéquipier au Real Madrid et en Bleu, est convaincu. Dans une interview au Parisien publiée le 20 janvier 2026, il lâche : « J’ai confiance. Ce sera une nouvelle étape dans sa carrière. Au Real, il a prouvé son savoir-faire sous une pression permanente, avec trois Ligues des champions consécutives. Il a dompté cette exigence et transmis sa philosophie. Sélectionneur, c’est différent, mais avec le vivier incroyable du foot français, il faut être optimiste. Zizou est taillé pour le poste. »
Pourtant, le titre « ça va être compliqué » sonne juste. Succéder à un Deschamps titré mettra une pression énorme sur Zidane. Les Bleus arrivent au Mondial avec des mois en demi-teinte, un jeu parfois critiqué et un groupe I piégeux : Sénégal (revanchard depuis 2002), Norvège (Haaland et Ødegaard en feu) et le vainqueur du barrage intercontinental (Irak vs Bolivie/Suriname, connu le 31 mars 2026). Le choc d’ouverture France-Sénégal le 16 juin à New York promet déjà des étincelles.
Zidane aura le charisme pour fédérer Mbappé, Camavinga, Saliba et compagnie, mais il devra imposer un style plus offensif, gérer les egos et faire des choix forts dès le premier jour. Le rêve peut vite tourner au cauchemar si les résultats patinent. Un cycle se ferme, un autre s’ouvre : les Bleus sont prêts pour Zidane… Zidane est-il prêt pour les Bleus ?
