Algérie : Petković et sa « feuille de route »…,les mêmes erreurs se répètent, vers l’impasse du Mondial 2026 ?

Algérie : Petković et sa « feuille de route »…,les mêmes erreurs se répètent, vers l’impasse du Mondial 2026 ?

Stabilité, continuité, cohésion… On croirait lire le slogan d’un parti politique en fin de règne, pas le plan d’une sélection qui prétend encore briller sur la scène mondiale. Vladimir Petković, prolongé jusqu’au Mondial 2026 malgré une CAN 2025 ratée en quarts face au Nigeria (0-2, humiliation tactique), nous présente sa fameuse « feuille de route » via LGDF : 26 joueurs en mars, quasiment aucun changement, Elyaz Zidane, le petit frère de Luca, sous observation VIP, trois gardiens testés pour un poste en chantier depuis une décennie, et l’ossature sacrée… intacte. Prudence ou paralysie ? La frontière est mince.

On nous vend Elyaz Zidane (20 ans, Real Betis B) comme la grande nouveauté. Le petit frère de Luca, gaucher, binational, symbole fort… sauf que le gamin n’a jamais foulé une pelouse de haut niveau professionnel. Pas un match en Liga, pas une minute en Europa League. Et Petković veut l’observer face à l’Argentine, l’Autriche et la Jordanie ? Cadeau empoisonné ou simple cache-misère ?

Pourquoi prioriser un nom médiatique plutôt qu’un joueur qui transpire déjà le maillot vert ? Pour vendre des maillots ? Le favoritisme est palpable et le calcul dangereux. Si Elyaz flanche – ce qui paraît probable vu son CV famélique –, c’est l’axe central des Verts qui trinque, pas le nom de famille. Pendant ce temps, la Fédération française se frotte les mains : un de plus qui risque de rester chez les Bleus U21 plutôt que de porter le vert.

Trois gardiens testés ? Super. On change les noms, pas le problème. Luca Zidane, suspendu en mars et irrégulier, Mandrea, solide mais pas infranchissable, Benbot, courageux mais limité… Le poste reste le maillon faible depuis l’ère M’Bolhi. Petković promet de la concurrence, mais on sait déjà que le titulaire du Mondial sera choisi par défaut, pas par excellence. Où est le plan pour dénicher ou former un numéro 1 de classe mondiale ? Enterré sous des excuses tactiques. À ce rythme, on revivra les mêmes frayeurs qu’en CAN 2025 : des arrêts miraculeux pour masquer une défense poreuse, puis l’effondrement quand ça compte vraiment.

Le milieu ? « Sous étroite surveillance », traduction : on touche à rien tant que les cadres ne se blessent pas ou ne sombrent pas complètement. Zerrouki, souvent critiqué pour son manque d’impact, reste intouchable. Bentaleb, quand il daigne être en forme, est adulé. Bennacer est le seul à justifier sa place. Mais où est l’émergence

L’Algérie a besoin, urgemment, de composer une équipe correcte. Mais pas n’importe laquelle : une équipe capable de rivaliser avec les grandes nations, d’imposer son rythme et de réagir face aux imprévus. La continuité à tout prix, les noms médiatiques et l’ossature figée ne suffisent plus. Chaque poste doit être fiable, chaque joueur capable de faire la différence, et les jeunes talents doivent enfin être intégrés pour préparer l’avenir.

Aujourd’hui, sous Petković, les mêmes erreurs se répètent : gardiens instables, milieu bloqué autour des cadres vieillissants, ossature sacrée immuable. On ne peut plus se contenter d’« une équipe correcte pour battre le Botswana ou le Zimbabwe » : le Mondial exige une équipe compétitive, prête à tout affronter. La peur de changer pourrait coûter cher aux Verts, et cette urgence est claire, il est temps de passer de la survie à l’ambition.

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