Inondations en Algérie : la junte des généraux préfère mater la vérité plutôt que sauver des vies
La bande des généraux a déployé ses forces de sécurité les plus brutales pour étouffer dans l’œuf toute tentative des sinistrés des inondations de montrer au monde la tragédie qu’ils vivent au quotidien. Interdiction formelle de filmer les corps gonflés emportés par les oueds en furie, les maisons englouties, les voitures transformées en épaves flottantes, les pertes matérielles abyssales qui plongent des familles entières dans le désespoir absolu.
Pendant ce temps, les unités d’élite anti-émeutes n’étaient pas là pour sauver des vies, mais pour briser toute velléité de révolte, pour museler les cris de rage contre le mutisme assourdissant du chien Tebboune et l’indifférence criminelle de la junte des généraux qui a laissé le peuple sans protection face à la colère du ciel.
Car l’État algérien tremble à l’idée que le vrai visage du pays soit exposé au grand jour, surtout aux yeux des voisins. Nous sommes la nation du « nif » : un orgueil creux gavé de mucus et de pourriture.
Partout dans les zones ravagées, des cordons de CRS en tenue anti-manifestation, casques baissés, matraques prêtes, boucliers levés… non pour secourir, non pour distribuer de l’eau ou des couvertures, mais pour arracher des mains tremblantes les téléphones qui osaient immortaliser les cadavres, les ponts effondrés, les quartiers devenus lacs de boue.
Des vidéos clandestines, passées sous le manteau, montrent des agents en civil et en uniforme confisquant les mobiles, frappant des pères de famille en pleurs, insultant des mères hagardes qui ne demandaient qu’à crier leur deuil. Les coups pleuvent, les insultes fusent, tout plutôt que de laisser fuiter l’image d’une catastrophe que le pouvoir préfère travestir en « incident climatique maîtrisé ».
Au lieu d’envoyer ces bataillons robustes creuser, porter, évacuer, soigner, le régime a préféré mobiliser une armée entière pour une seule mission : verrouiller l’image, censurer la vérité, bander les yeux de l’opinion publique nationale et internationale.
Et le citoyen lambda, le « zouali » anonyme, celui qui n’a jamais rien demandé d’autre que du pain et un minimum de dignité, se retrouve traité comme l’ennemi numéro un dès qu’il filme un pont qui s’écroule, un quartier submergé ou le corps d’un enfant arraché par les eaux.
Les témoignages affluent, poignants, furieux, désespérés. La colère ne vise plus seulement les pluies diluviennes : elle vise la machine d’État qui ment, qui cache, qui cogne, qui tue dans l’ombre pour sauver les apparences.
Le peuple ne réclame plus des miracles. Il exige juste la vérité nue, un soupçon de transparence, une once de justice. Mais à la place, il ne reçoit que matraques, arrestations arbitraires, disparitions suspectes et terreur organisée.
La catastrophe naturelle était terrible. La catastrophe humaine orchestrée par le pouvoir l’est infiniment plus.
