Marco Rubio : l’Iran ferme la porte aux discussions sur ses missiles
Istanbul – Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a tiré mercredi la sonnette d’alarme sur le refus de l’Iran d’aborder la question de son programme de missiles balistiques, qualifiant cette situation de « gros problème ». Ses déclarations interviennent alors que les négociations nucléaires se poursuivent à Genève, dans un contexte de tensions croissantes entre Washington et Téhéran.
S’exprimant depuis l’île caribéenne de Saint-Kitts, où il participait à une réunion des dirigeants de la Communauté des Caraïbes (CARICOM), Marco Rubio a insisté sur la gravité de la situation : « Il est important de rappeler que l’Iran refuse de parler des missiles balistiques avec nous ou avec quiconque, et c’est un gros problème », a-t-il déclaré.
Selon Rubio, la menace iranienne dépasse le cadre nucléaire. « L’Iran représente une très grande menace pour les États-Unis depuis très longtemps. Après que leur programme nucléaire a été démantelé, il leur a été clairement interdit de tenter de le relancer. Pourtant, ils continuent d’essayer de reconstruire certains éléments. Ils n’enrichissent pas pour le moment, mais ils cherchent à atteindre le point où, inévitablement, ils le pourront », a-t-il expliqué.
Le secrétaire d’État a ensuite détaillé les capacités militaires conventionnelles de l’Iran, mettant en évidence l’importance stratégique de son arsenal de missiles balistiques, notamment les missiles à courte portée. « Ces missiles représentent une menace directe pour les États-Unis, nos bases dans la région, ainsi que pour nos partenaires aux Émirats arabes unis, au Qatar et à Bahreïn », a-t-il souligné.
En plus des missiles, Rubio a évoqué les forces navales iraniennes, capables de perturber le transport maritime et de constituer des menaces potentielles pour les forces américaines. « L’Iran ne se limite pas à ses ambitions nucléaires. Son arsenal conventionnel vise également des cibles américaines dans la région », a-t-il insisté.
Marco Rubio a précisé que les discussions à Genève se concentreraient principalement sur le programme nucléaire iranien, conformément à la stratégie de l’administration Trump qui privilégie les avancées diplomatiques. Cependant, il a averti que le refus iranien de discuter de ses missiles balistiques constituait un obstacle majeur à tout progrès réel.
Les États-Unis cherchent à imposer des limites au développement de missiles balistiques de l’Iran parallèlement à des restrictions sur l’enrichissement nucléaire, mais Téhéran a jusqu’à présent rejeté ces demandes. Cette position alimente les tensions entre les deux pays, déjà exacerbées par les ambitions nucléaires de Téhéran et ses activités militaires dans la région.
La situation intervient alors que la communauté internationale suit de près les pourparlers de Genève, qui visent à empêcher l’Iran de développer des armes nucléaires tout en limitant ses capacités de missiles. Le refus iranien de discuter de ses missiles balistiques soulève des inquiétudes quant à la stabilité de la région et à la sécurité des intérêts américains et de leurs alliés.
