Moyen-Orient : Israël a tué Ali Larijani, quel impact sur la guerre en cours ?
Le conflit au Moyen-Orient entre Israël, les États-Unis et l’Iran atteint un nouveau point critique, après l’annonce mardi par le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, de l’élimination d’Ali Larijani, chef du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, ainsi que du général Gholamréza Soleimani, commandant de la milice Bassidji, lors de frappes ciblées à Téhéran. Bien que l’Iran n’ait pas encore réagi officiellement, la tension dans la région ne cesse de croître.
Parallèlement à ces frappes, l’armée israélienne a également ciblé des dirigeants du Jihad islamique dans la région de Qom, dont Akram al-Ajouri et Muhammad al-Hindi, dans un complexe souterrain servant de quartier général. Selon le chef d’état-major israélien Eyal Zamir, ces opérations visaient à neutraliser les capacités militaires et industrielles iraniennes, tout en ciblant des responsables liés aux opérations menées depuis Gaza et la Cisjordanie, illustrant ainsi l’intensité et la précision de la campagne militaire israélienne.
Cette escalade inquiète les grandes puissances : Emmanuel Macron a immédiatement convoqué un conseil de défense et de sécurité nationale « sur la situation en Iran et au Moyen-Orient », tandis que Donald Trump rencontre des difficultés à convaincre ses alliés de sécuriser le détroit d’Ormuz, désormais sous le contrôle des Gardiens de la révolution iraniens, ce qui continue de menacer le commerce maritime et d’alimenter la volatilité des marchés pétroliers.
Les répercussions humanitaires et économiques se font déjà sentir dans la région. Des explosions à Téhéran et à Doha ont provoqué des blessures parmi les civils et le personnel médical, notamment deux au Koweït et un ressortissant pakistanais à Abu Dhabi, tandis qu’une frappe aérienne à Bagdad a tué quatre personnes, dont des conseillers iraniens. Dans le même temps, la Chine a annoncé l’envoi d’une aide humanitaire à l’Iran, au Liban, à la Jordanie et à l’Irak, soulignant la gravité de la crise.
Malgré le conflit, l’Iran maintient sa production et ses exportations de pétrole sur l’île de Kharg, vitale pour son économie, et tente de préserver sa participation à la Coupe du monde 2026, en négociant avec la FIFA le déplacement de ses matchs au Mexique.
Le décès d’Ali Larijani pourrait ainsi bouleverser l’équilibre stratégique au Moyen-Orient. Selon le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, l’ordre régional évoluera, mais « pas selon la volonté des États-Unis ». Le risque d’escalade reste élevé, et les frappes israéliennes contre le Hezbollah à Beyrouth montrent que le conflit pourrait rapidement s’étendre à d’autres fronts.
la guerre entre Israël, l’Iran et leurs alliés régionaux continue de remodeler la géopolitique du Moyen-Orient, tandis que la communauté internationale suit avec inquiétude l’évolution de la situation.
