Trump plaisante sur Pearl Harbor et met Sanae Takaichi mal à l’aise, tandis que la marine américaine accélère sa présence dans le golfe Persique
Le 19 mars 2026, lors d’une rencontre bilatérale au Bureau ovale avec la Première ministre japonaise Sanae Takaichi, le président américain Donald Trump a provoqué un moment de malaise diplomatique majeur en invoquant l’attaque japonaise sur Pearl Harbor (7 décembre 1941) pour justifier le secret entourant les frappes initiales contre l’Iran.
Interrogé par un journaliste japonais sur les raisons pour lesquelles les États-Unis n’avaient pas averti leurs alliés, y compris le Japon, avant les opérations militaires conjointes avec Israël contre l’Iran, débutées fin février 2026, Trump a répondu avec son style caractéristique :
« Nous y sommes allés très fort et nous n’avons prévenu personne parce que nous voulions l’effet de surprise. Qui connaît mieux la surprise que le Japon ? Alors, pourquoi ne m’as-tu pas parlé de Pearl Harbor ? »
Cette remarque, prononcée avec un sourire et suivie de rires gênés, a immédiatement créé un moment embarrassant : la Première ministre japonaise a écarquillé les yeux, pris une profonde inspiration, croisé les bras et semblé consulter sa montre, sans répondre verbalement. L’atmosphère est devenue tendue et la « blague » de Trump a rapidement fait le tour des médias internationaux (NBC, New York Times, BBC, Independent), qualifiée de « maladroite », « provocatrice » ou « insensible ».
Malgré ce moment embarrassant, Trump a salué le Japon pour son soutien, contrairement à certains alliés de l’OTAN, dans la crise du détroit d’Ormuz, où l’Iran maintient un blocus perturbant gravement le trafic pétrolier mondial depuis début mars 2026.
Alors que la diplomatie est mise à l’épreuve, les États-Unis accélèrent leur présence militaire dans le golfe Persique. Le navire d’assaut amphibie USS Tripoli (LHA-7), parti d’Okinawa (Japon) entre le 11 et le 14 mars 2026, transporte la 31e unité expéditionnaire des Marines (31st MEU), soit environ 2 200 à 2 500 Marines et marins.
Fonctionnant comme un porte-avions léger lorsqu’il embarque des chasseurs furtifs F-35B, des MV-22 Osprey et des hélicoptères, le Tripoli constitue une force hybride capable de mener des frappes aériennes précises, des débarquements rapides, des raids limités, la sécurisation côtière et l’escorte de pétroliers. Cette unité peut opérer de manière autonome jusqu’à 15 jours, offrant aux États-Unis une capacité de réaction rapide et flexible dans la région.
Le groupe progresse via la mer de Chine méridionale et le détroit de Malacca, avec une arrivée prévue fin mars ou début avril dans la zone du golfe Persique. Ce déploiement s’ajoute aux porte-avions USS Abraham Lincoln et Gerald R. Ford, montrant le contraste saisissant entre provocation verbale et mobilisation militaire concrète, alors que la tension autour du détroit vital reste à son comble.
