Sardar Azmoun exclu de l’équipe nationale iranienne : une polémique à l’heure de la Coupe du monde 2026
Sardar Azmoun, attaquant vedette de l’équipe nationale iranienne et joueur du club émirati Shabab Al-Ahli, a été exclu de la sélection nationale pour un acte perçu comme de la déloyauté envers le gouvernement, selon plusieurs médias iraniens. Cette décision rend incertaine sa participation à la prochaine Coupe du monde de la FIFA 2026, co-organisée par les États-Unis, le Mexique et le Canada du 11 juin au 19 juillet.
L’expulsion d’Azmoun serait liée à une publication sur son compte Instagram montrant sa rencontre avec le dirigeant de Dubaï, Mohammed ben Rachid Al Maktoum, alors que les tensions entre l’Iran et les Émirats arabes unis s’intensifient après des frappes aériennes américaines et israéliennes. Bien que le joueur ait retiré les photos, il a été vivement critiqué à la télévision d’État, le consultant sportif Mohammad Misaghi qualifiant son comportement de « puéril » et indigne de porter le maillot national.
À 31 ans, Azmoun reste l’un des footballeurs les plus emblématiques d’Iran avec 57 buts en 91 sélections depuis ses débuts en 2014. Il a notamment évolué au Zenit Saint-Pétersbourg, au Bayer Leverkusen et à la Roma, et participé aux Coupes du monde 2018 et 2022.
En parallèle, la situation des équipes iraniennes est sous tension : plusieurs joueuses de l’équipe nationale féminine ont obtenu l’asile en Australie après avoir été qualifiées de « traîtres de guerre » par la télévision d’État pour avoir refusé de chanter l’hymne national. Sept membres de la délégation féminine sont revenues en Iran, tandis que cinq ont décidé de rester à l’étranger.
L’équipe masculine iranienne doit disputer des matchs amicaux à Antalya, en Turquie, contre le Nigeria le 27 mars et le Costa Rica le 31 mars, en préparation pour le Mondial. Toutefois, l’absence d’Azmoun risque de fragiliser considérablement la sélection.
