Prix du pétrole : légère stabilisation lors de la dernière séance de la semaine
Au terme de la dernière séance de cette semaine, les marchés pétroliers ont connu une stabilité relative, après plusieurs jours de fluctuations marquées et de volatilité exacerbée par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Cette accalmie reflète un équilibre provisoire entre les pressions sur l’offre et les mesures internationales visant à soutenir le marché, dans un contexte mondial déjà fragilisé par l’incertitude sur la production et la demande.
Ainsi, le Brent (mer du Nord, livraison mai) s’est établi à 110,11 $/baril, en hausse de +1,34 %, tandis que le WTI américain (livraison avril, dernier jour de cotation) a atteint 96,47 $/baril, enregistrant une progression plus modeste de +0,34 %. Ces niveaux traduisent l’impact des perturbations sur les infrastructures énergétiques, notamment la fermeture partielle du détroit d’Ormuz, qui reste un point de passage stratégique pour le pétrole mondial. Selon Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management, « les cours demeurent soutenus malgré les efforts ponctuels pour stabiliser le marché », soulignant la fragilité persistante des approvisionnements.
Les récents événements ont illustré cette vulnérabilité : vendredi, un incendie a été signalé à la raffinerie Mina Al-Ahmadi au Koweït, consécutif à une attaque de drones. Cet incident rappelle que les infrastructures restent exposées et que chaque perturbation peut provoquer des mouvements rapides et importants des prix. Dans ce contexte, les investisseurs ont montré une prudence accrue, alternant prises de bénéfices et ajustements tactiques.
Toutefois, plusieurs facteurs ont contribué à limiter la flambée des prix. Les États-Unis ont envisagé de lever temporairement les sanctions sur le pétrole iranien transporté en mer, selon les déclarations du ministre des Finances Scott Bessent. Parallèlement, le président Donald Trump a demandé à Israël de cesser ses frappes sur les infrastructures énergétiques régionales, directive confirmée par le Premier ministre Benjamin Netanyahu. Ces initiatives, conjuguées à une surveillance accrue des routes maritimes, ont permis d’apporter un soutien ponctuel aux cours tout en réduisant la volatilité lors de cette dernière séance.
Selon Netanyahu, la situation pourrait se résoudre « plus tôt que prévu », ouvrant la voie à un certain apaisement sur le plan géopolitique. Néanmoins, Arne Rasmussen précise que même dans l’hypothèse d’une résolution rapide, les prix resteraient durablement élevés en raison des attaques répétées sur les installations stratégiques et de la consommation soutenue des stocks par les pays importateurs, nécessitant leur reconstitution rapide.
Parallèlement, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) a entamé la libération de ses stocks stratégiques, totalisant 426 millions de barils principalement de pétrole brut, afin de soutenir l’offre mondiale et d’atténuer les fluctuations excessives des cours. Cette mesure vise à rassurer les marchés et à garantir une disponibilité suffisante du pétrole, en particulier pour les principaux pays importateurs.
