Le Sud algérien asphyxié par la soif : Quand le mépris des généraux transforme le Sahara en cloaque et condamne les citoyens à l’humiliation
Le contraste est à vomir de dégoût. Pendant que la progéniture dorée des généraux et des hauts dignitaires du régime flambe l’argent du peuple sur les plages huppées d’Espagne et de France, les enfants du Sud algérien entament l’enfer de l’été dans une détresse absolue, privés de la moindre goutte d’eau potable. Face à cette pénurie criminelle qui dure depuis plus de vingt ans, la colère a laissé place à une révolte viscérale : pour crier leur rage, des citoyens en colère en sont réduits à faire leurs besoins sur la voie publique et dans les boulevards urbains, transformant les centres-villes du Sud en cloaques à ciel ouvert où les odeurs de déjections humaines coupent le souffle des passants. Cette humiliation ultime, devenue l’unique moyen de protestation face au mutisme d’un pouvoir sourd, illustre la faillite totale de la gestion structurelle de l’eau en Algérie.
La responsabilité de ce désastre est directement imputée à l’État par les collectifs citoyens qui ont paralysé plusieurs localités lors de manifestations massives. Pour toute réponse, la technocratie gouvernementale se cache derrière l’argument fallacieux de la fatalité climatique, accusant les pluies d’avoir pollué les nappes et les réservoirs par des boues épaisses.
Une excuse qui frise le ridicule politique : dans le Sud algérien, la pluie est devenue synonyme de coupure d’eau globale. Totalement dépassée, l’Algérienne des Eaux en est réduite à acheter à coups de milliards des cargaisons de secours auprès des wilayas du Nord, rationnant les gouttes restantes avec une avarice qui pousse les familles les plus pauvres vers le gouffre financier.
Obligés d’acheter de l’eau minérale à des prix spéculatifs, les ménages à faible revenu assistent impuissants à la rupture des stocks dans les épiceries, pendant que les multinationales de la mise en bouteille s’engraissent sur leur dos. Dans les foyers, l’hygiène élémentaire a disparu, et le désarroi s’est infiltré jusqu’aux mosquées où les fidèles doivent désormais pratiquer le tayammum avec des pierres à même le sol.
Face à ce racisme régional qui ne dit pas son nom, de nouveaux appels à des soulèvements populaires massifs circulent, avertissant le pouvoir d’Alger que les populations du Sud ne se laisseront pas mourir de soif en silence.
