Pétrole : le Brent chute de 9 % sous l’effet d’un répit géopolitique entre Washington et Téhéran
Le marché pétrolier a brutalement changé de cap. Le prix du baril de Brent a enregistré une nette correction de 9 % ce lundi, pour s’établir à 96,96 dollars, après avoir culminé à plus de 107 dollars en fin de semaine dernière. Cette baisse significative traduit un apaisement temporaire des tensions géopolitiques au Moyen-Orient, facteur déterminant dans l’évolution récente des cours.
Dans le même sillage, le baril de West Texas Intermediate (WTI) s’échangeait autour de 87,75 dollars, confirmant une détente globale sur les marchés énergétiques internationaux.
À l’origine de ce recul : une annonce inattendue du président américain Donald Trump. Ce dernier a ordonné le report, pour une durée de cinq jours, de toute frappe militaire visant les infrastructures énergétiques iraniennes. Une décision qui intervient après des échanges diplomatiques jugés « constructifs » entre Washington et Téhéran, laissant entrevoir une possible désescalade.
Dans un message publié sur sa plateforme Truth Social, Donald Trump a évoqué des discussions « très bonnes et productives », tout en conditionnant la poursuite de cette accalmie au succès des négociations en cours. Ce revirement tranche avec ses déclarations précédentes, dans lesquelles il menaçait de frapper les installations énergétiques iraniennes si le détroit d’Ormuz restait fermé.
Cette inflexion stratégique a immédiatement rassuré les investisseurs, pour qui le risque d’une perturbation majeure de l’approvisionnement mondial en pétrole semble, à court terme, s’éloigner. Le détroit d’Ormuz, point névralgique du commerce énergétique mondial, demeure en effet un levier de tension majeur entre les deux puissances.
En réaction, les médias iraniens ont diffusé des images de plusieurs installations énergétiques stratégiques situées dans les pays du Golfe et en Jordanie, laissant entendre que des représailles pourraient viser ces sites en cas d’escalade militaire.
Ainsi, entre signaux d’apaisement diplomatique et menaces latentes, les marchés pétroliers restent suspendus à l’évolution d’un bras de fer géopolitique dont l’issue demeure incertaine.
